Les prévision de croissance en Afrique subsaharienne pour l’année prochaine s’établissent à 3,1 %. Il s’agit d’une expansion plus faible que prévu dans l’essentiel du reste du monde, en partie du fait d’une marge d’action restreinte pour pérenniser une politique budgétaire plus expansionniste dans la plupart des pays
Par rapport aux tendances antérieures à la crise, les pertes de production cumulées en raison de la pandémie représenteront quelque 14 % du PIB en 2020–21. Les principaux moteurs de la croissance en 2021 seront notamment une embellie des exportations et des cours des produits de base, sur fond de reprise de l’économie mondiale, et un redressement de la consommation et de l’investissement privés, sous l’effet d’une poursuite de l’assouplissement des mesures de confinement pour la première et d’un retour des IDE pour le second.
La projection de référence suppose que, pour la plupart des pays, certaines mesures de distanciation physique (obligatoires ou facultatives) seront maintenues en 2021, mais disparaîtront ensuite peu à peu d’ici la fin 2022, la couverture vaccinale et les traitements s’améliorant, et les contaminations locales redevenant peu nombreuses.
Il est à noter que la prévision dépend d’une augmentation sensible des financements extérieurs en 2020–23. La région dans son ensemble, ne devrait pas retrouver les niveaux de 2019 avant 2022. Dans certains des principaux pays de la région (Afrique du Sud, Angola, Nigéria), le PIB réel ne renouera pas avec les niveaux antérieurs à la crise avant 2023 ou 2024.





























