La production gabonaise s’est établie à 10,9 millions de tonnes en 2019, soit environ 220 000 barils/jour, en hausse de 13% par rapport à 2018 du fait de l’entrée en production de sites développés à partir de la fin 2018 et des investissements opérés pour remettre en état certains sites.
L’essentiel de la production est exporté, soit 10,5 millions de tonnes en 2019 (+21,2% par rapport à 2018). L’Asie reste la première destination du pétrole produit au Gabon (90%), suivie par l’Europe (10%).
Le Gabon a connu une profonde recomposition du paysage pétrolier dans un contexte économique difficile : Shell a vendu, fin 2017, ses actifs au Fonds Carlyle. A la même période, Perenco a racheté une grande partie des actifs de Total Gabon, devenant le 1er producteur national. Fin juillet 2020, Perenco a racheté les participations de Total dans 7 champs matures et celles du terminal pétrolier du Cap Lopez.
Ces « nouveaux » acteurs, qui représentent aujourd’hui près de 75% de la production nationale, ont massivement investi (450 MUSD pour Perenco en 2019), pour développer des champs jusqu’alors inexploités et remettre à niveau les installations.
A plus long terme, l’avenir du secteur repose sur une relance de l’exploration. Un cycle de négociation pour 35 blocs (off shore conventionnel et deep off shore) a été lancé courant 2019. Après plusieurs reports, le délai de soumission, dernièrement fixé au 30 avril 2020, a été reportée à une date ultérieure en raison de la pandémie. C’est dans ce cadre qu’a été adopté le nouveau code des hydrocarbures en juillet 2019. Il est présenté comme étant plus flexible notamment sur le plan fiscal, et devrait permettre de renforcer l’attractivité du secteur.






























