La nouvelle feuille de route de la Banque mondiale pour la République centrafricaine (RCA) adossée au Plan national de relèvement et de consolidation de la paix, s’articulera autour de deux domaines : le développement du capital humain et de la connectivité pour renforcer la stabilité, l’inclusion et la résilience et le renforcement de la gestion économique et de la gouvernance pour asseoir la légitimité de l’État et stimuler la croissance.
Le développement du capital humain et de la connectivité en vue du renforcement de la stabilité, l’inclusion et la résilience
En investissant dans les personnes et les communautés, pour leur garantir l’accès aux services de base, comme l’éducation, la santé, l’énergie, l’eau et les routes. Cet objectif implique aussi un soutien dédié au processus de paix, par le biais de la réintégration des ex-combattants, et de la promotion de la cohésion sociale dans les communautés divisées.
Le renforcement de la gestion économique et de la gouvernance pour asseoir la légitimité de l’État et stimuler la croissance
En améliorant la gestion des finances publiques et la mobilisation des ressources domestiques. Le développement du secteur privé et l’amélioration du climat des affaires figureront également parmi les priorités.
Selon Aliou Maiga, le directeur régional d’IFC pour l’Afrique de l’ouest et centrale, « Le secteur privé constitue un partenaire essentiel dans notre effort commun pour encourager un développement économique plus inclusif en République centrafricaine. IFC complètera les efforts de la Banque mondiale dans des secteurs clés tels que l’énergie, l’agriculture et les services financiers, pour aider à libérer un nouveau potentiel d’investissement et de création d’emplois dans le pays. Cependant le pays doit améliorer son environnement des affaires, ce que le gouvernement est déterminé à accomplir. »
Le portefeuille des opérations en RCA comprend actuellement 15 projets nationaux, représentant un engagement total de 563,5 millions de dollars issus des fonds de l’IDA, et 2 projets régionaux de l’IDA, pour un montant total de 231 millions de dollars. Le portefeuille se concentre sur la stabilisation, l’inclusion, le renforcement de l’État et le redressement économique rapide.
Pour rappel, l’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à faible taux d’intérêt ou sans intérêts en faveur de projets et de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer la vie des plus démunis.
L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 75 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA permettent d’apporter des changements positifs dans la vie de 1,6 milliard de personnes résidant dans les pays éligibles à son aide. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 113 pays. Le volume annuel des engagements est en constante augmentation et s’est élevé en moyenne à 21 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 61 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.































