Avec ce dispositif financier, la filiale camerounaise du Groupe bancaire BGFIBank, entend renforcer la résilience des entreprises face à la conjoncture difficile liée au Covid-19.
Ce 1er septembre 2020, le ministère camerounais des Finances et le Groupe BGFIBank ont signé un protocole d’accord de 10 milliards de FCFA destinés au financement des activités des Petites et moyennes entreprises (PME).
Ces fonds devraient permettre à ces unités de financer leur programme de relance économique suite à l’impact causé par la pandémie sanitaire du Coronavirus sur leurs activités. L’objectif étant de relancer leur production mais aussi et surtout de préserver les emplois, avec l’appui technique du ministère des Finances. En ces moments où plusieurs de ces entreprises se trouvent dans une situation de faillite ou s’apprêtent à mettre la clé sous le paillasson.
A l’occasion, le Directeur général de BGFIBank Cameroun, Abakal Mahamat, s’est s’exprimé sur la portée de geste salutaire. « Le Président Directeur Général du Groupe BGFIBank nous a autorisé de signer ce protocole d’accord pour marquer notre disponibilité à accompagner l’économie camerounaise », a-t-il indiqué.
De l’avis des autorités camerounaises, la signature de ce protocole a pour but de garantir aux PME des conditions avantageuses d’accès au crédit et les accompagner dans leur rôle de créateurs de richesses. Il sera donc question, en fonction de certains critères d’éligibilité tels que le secteur d’activités et le chiffre d’affaires, d’apporter aux PME qui seront retenues le support qui leur fait défaut en ces temps de crise.
De son côté, le ministre camerounais des Finances, Louis Paul Motaze, représentant le gouvernement a exprimé sa satisfaction au terme de la cérémonie de signature des documents. « J’ai exprimé au directeur général la satisfaction qui est la nôtre que la BGFI se mette résolument du côté du gouvernement dans la lutte qui est celle que nous connaissons. L’appui qui nous vient de la Banque est très important au moment où le chef de l’Etat nous demande justement d’élaborer un plan de relance », a –t-il fait savoir.
Faut-il le rappeler, les PME représentent plus de 95 % du tissu économique national camerounais. Ce sont elles qui là régule, pour une contribution de plus de 34 % au PIB (Produit intérieur brut) du pays.
Par ailleurs, indiquent des sources locales, «plus de 70 000 emplois sont menacés de suppression du fait de la crise sanitaire actuelle, où l’on a déjà enregistré plus de 12 000 licenciements tandis que près de 60 000 travailleurs ont été mis en congés techniques au rang desquels des milliers d’entre eux pourraient également perdre leurs emplois ».






























