Lors de son Conseil d’administration tenu le 31 juillet 2020, le Fonds monétaire international (FMI) a passé une revue, la situation économique du Gabon.
A la faveur de cette rencontre, les administrateurs ont indiqué avoir pris acte des progrès réalisés par les autorités dans la mise en œuvre de mesures immédiates visant à limiter la propagation du virus et à en atténuer les répercussions sociales et économiques. Ils ont également préconisés un certains de mesures en vue de préserver la stabilité macroéconomique du pays.
Assombrissement des perspectives macroéconomiques
Ils ont également mentionné qu’une nouvelle détérioration de la conjoncture mondiale et une intensification des effets de la pandémie de Covid-19 ont considérablement assombri les perspectives macroéconomiques depuis le premier achat au titre de l’Instrument de financement rapide (IFR). Ce qui, selon ces derniers, a créé de nouveaux besoins de financement. La nouvelle demande au titre de l’IFR fournira un soutien budgétaire et contribuera à catalyser un soutien supplémentaire de la part des partenaires au développement.
Sous un autre pan, le FMI a salué l’assouplissement temporaire des politiques monétaire et budgétaire qui vise à atténuer les conséquences de la crise et à favoriser la reprise. Ces mesures essentielles prévues ont pour principaux objectifs de renforcer les capacités des services de santé, de protéger les groupes les plus vulnérables et de soutenir les entreprises en temps opportun et de manière bien ciblée.
Devoir de transparence
Pour le FMI, il s’avère important de garantir la transparence et la responsabilisation dans la gestion des ressources publiques, y compris pour le financement lié à la Covid-19. L’institution salue aussi l’engagement des autorités à renforcer les règles de passation de marchés publics en publiant tous les contrats de marchés publics signés, qui sont liés à la crise et en procédant à une validation ex-post de l’exécution de ces contrats ainsi qu’à un audit indépendant des dépenses d’urgence.
Détérioration de la dette
Sur ce point, les administrateurs du Fonds notent que la dette publique reste viable. Mais que sa dynamique s’est détériorée et que les risques pour sa viabilité ont considérablement augmenté. De ce fait, ils encouragent les autorités à privilégier les financements extérieurs concessionnels, à élaborer une stratégie crédible de gestion de la dette à moyen terme et à mener une politique budgétaire prudente pour gérer les vastes besoins de financement à moyen terme.
Ils notent également qu’il est important de surveiller étroitement les risques budgétaires liés aux entreprises publiques, d’apurer et d’éviter l’accumulation d’arriérés. A preuve, l’achèvement récent par les autorités de leur audit des arriérés intérieurs a constitué une évolution positive.
Pour une préservation de la stabilité macroéconomique
De manière plus générale, le FMI a souligné l’importance de la planification d’urgence pour préserver la stabilité macroéconomique, si des risques baissiers se matérialisaient. Il encourage les autorités à continuer de surveiller les risques du secteur financier, en coordination avec les entités régionales, afin de garantir la stabilité du secteur financier.
Enfin, au-delà de la crise, les administrateurs se sont félicités de l’engagement renouvelé des autorités à poursuivre un assainissement budgétaire à moyen terme propice à la croissance pour ancrer la dette publique et soutenir la stratégie régionale à moyen terme de reconstitution des réserves extérieures.
Ils ont également encouragé les autorités à reprendre leur ambitieux programme de réformes pour améliorer le climat des affaires, diversifier l’économie et résoudre les problèmes de gouvernance pour soutenir une croissance forte et inclusive. Ces efforts pourraient être soutenus par un programme de la tranche supérieure de crédit appuyé par le FMI.





























