Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale vient d’approuver un crédit de 125 millions de dollars (environ 72 milliards de FCFA), de l’Association internationale de développement (IDA) en faveur du Cameroun.
Ce financement vise l’extension de l’accès de tous, à un enseignement secondaire de qualité et du renforcement des programmes de développement des compétences, en visant particulièrement les filles.
L’objectif de ce crédit est d’augmenter le nombre d’élèves inscrits dans les établissements d’enseignement secondaire général visés et de filles fréquentant ces établissements dans les régions défavorisées.
Il s’agit aussi accroître le nombre de diplômés qui trouvent un emploi ou travaillent à leur compte à l’issue de leur formation, indique Abdoulaye Seck, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun. Il explique par ailleurs que, « Si les progrès sont là sur le plan de l’élargissement de l’enseignement primaire, le Cameroun a encore du mal à assurer un enseignement de qualité, notamment dans le secondaire.»
Le Projet de développement de l’enseignement secondaire et des compétences va offrir un accès plus équitable à un enseignement secondaire général de qualité. Plus précisément, il permettra de scolariser 300 000 élèves dans des écoles secondaires qui respectent les normes indispensables à un environnement d’apprentissage propice, en accordant la priorité aux filles des régions défavorisées.
Cette opération complétera par ailleurs le Projet pour l’autonomisation des femmes et le dividende démographique au Sahel (SWEDD) en soutenant les filles scolarisées dans les régions non visées par le SWEDD et en accordant une exemption des droits de scolarité aux filles les plus démunies des quatre régions couvertes.
Selon Yevgeniya Savchenko, spécialiste de l’éducation et chef d’équipe du projet, « La plupart des problèmes rencontrés par les systèmes d’enseignement secondaire et de formation sont aggravés par la crise du coronavirus. Ce projet est l’occasion de bâtir un système éducatif plus efficace, inclusif et résilient. »
Le projet soutiendra également l’enseignement secondaire général en améliorant la qualité des conditions d’apprentissage et en renforçant les capacités des directeurs d’établissement et des nouveaux enseignants. Il s’attachera en outre à renforcer le développement des compétences en améliorant la qualité et la pertinence des programmes de formation et en élargissant l’accès à des cursus adaptés aux attentes du marché.
Pour rappel, l’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à taux faible ou nul pour financer des projets et des programmes de nature à stimuler la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 76 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique.
Ses ressources bénéficient concrètement à 1,6 milliard de personnes. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités de développement dans 113 pays. Le volume annuel de ses engagements s’est élevé en moyenne à 21 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 61 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique





























