Le compte d’opérations ouvert par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) auprès du Trésor français se porte plutôt bien. C’est ce que révèle un récent rapport de l’institution financière.
Pour la deuxième année consécutive, les avoirs en devises de la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (CEMAC), centralisés dans le compte des opérations ouvert au Trésor français, ont généré des intérêts, indique le site, Investir au Cameroun.
Selon le rapport de gestion du Compte d’opérations, publiée par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), ces intérêts ont été de près de 13 milliards de FCFA pour l’année 2019, ce qui représente une hausse de 35%, comparé à ceux générés au terme de l’année 2018 (9,5 milliards de FCFA). Il est vrai qu’il y a un décalage entre le moment où on fait ce constat et le règlement de ces intérêts.
Cette performance a été rendue possible grâce à deux choses : une amélioration sensible du taux de centralisation des réserves de change et un niveau de rémunération stable par rapport à celui du marché. En vertu de la convention du Compte d’opération qui lie la BEAC au Trésor français, cette sous-région doit centraliser 50% des devises générées par les pays membres dans ce compte. Cet argent est rémunéré au taux fixe de 0,75% lorsque les taux de la Banque centrale européenne (BCE) sont en dessous de ce niveau et à 1% lorsqu’ils sont au-dessus.
Dans un contexte où la BCE a baissé ses taux à pratiquement 0,25%, cette clause de stabilité s’est révélée être un atout pour la BEAC, qui est parvenue à la fin décembre, à maintenir un niveau de centralisation de 100% des réserves de change. Tout au long de 2019, le taux de centralisation frôlait même les 107%, ce qui a permis d’accroître la base de calcul des intérêts.





























