L’ancien Vice-président de la République, Pierre-Claver Maganga Moussavou vient de jeter un pavé dans la marre.
Disant répondre à un devoir de vérité, il vient de produire un certain nombre d’indications relatives, non seulement à sa sortie de l’appareil étatique, mais également sur la présumée tentative de déstabilisation du pays ainsi qu’à l’opération scorpion en cours dans le pays, initiée dans le cadre de la lutte contre la corruption.
Dans un récent entretien à la presse, il accuse vertement l’ancien chef de cabinet d’Ali Bongo, ‘’Brice Laccruche Alihanga d’être à l’origine d’une tentative de prise de pouvoir’’. Et que dans ces ambitieuses velléités pouvoiristes, ce dernier lui aurait proposé une somme de quatre milliards de FCFA pour trahir Ali Bongo.
Le Kévazingogate, une affaire montée de toute pièce
Face à son refus de perfidie, Pierre-Claver Maganga Moussavou soutient que l’ancien DCPR aurait monté l’affaire Kévazingo de toutes pièces pour avoir sa peau. Selon lui, c’était le début d’une chasse aux sorcières. Car, il fallait à tout prix trouver une raison pour le faire partir ainsi que tous les autres hommes du président qui avaient refusé d’intégrer le système Brice Laccruche Alihanga (BLA).
‘’Brice Laccruche Alihanga estimait que j’étais très gênant’’
Au cours de cet entretien Pierre Claver Maganga Moussavou revient également sur les conditions de son limogeage au poste de vice-président de la République. «Pour me faire partir, on a instrumentalisé un journaliste pour dire que monsieur Maganga Moussavou était chef de gang du Kévazingo. C’est ainsi j’ai été limogé», a-t-il soutenu.
Et d’ajouter : « Brice Laccruche Alihanga estimait que j’étais très gênant, que je n’accepterai jamais d’être du camp de ceux qui vont aller à l’encontre d’un homme qui était en souffrance, malade, qui nous a fait confiance et que je me devais d’être loyal quoi qu’il arrive. Et notre rôle c’était de le laisser se reposer pour qu’il reprenne toutes ses forces avant de nous revenir», a-t-il expliqué.
Des conteneurs de Kévazingo totalement imaginaires
De l’avis de Pierre Claver Maganga Moussavou «les 350 conteneurs de Kévazingo recherchés étaient totalement imaginaires». Car, dit-il, «s’il y avait 350 conteneurs de Kévazingo, l’État ne devait pas s’émouvoir outre mesure. Car, c’est de la seule responsabilité des forestiers de vendre leur bois. L’État, affirme-t-il, devait veiller à ce qu’en dehors du bois déjà coupé, on n’en coupe pas d’autre ».
Julien Nkoghe Bekale dans le viseur
Dans le viseur de Pierre-Claver Maganga Moussavou se trouve également l’actuel Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale. Pour M. Maganga Moussavou, il ne se fait aucun doute, l’actuel locataire de ‘‘l’Immeuble du 02 décembre » était une pièce maîtresse du système mis en place par l’ancien DCPR. A preuve, relève-t-il, « il avait littéralement été enrôlé dans le système de Brice Laccruche Alihanga ».
Par ailleurs ajoute-t-il, « les conditions de sa nomination au poste de Premier ministre en disent long ». Pierre Claver Maganga Moussavou boucle son réquisitoire en affirmant fermement que «l’affaire du Kévazingo, était une affaire montée et décidée entre le Premier ministre et Brice Laccruche Alihanga».





























