Le Cameroun à l’instar de ses six voisins de la zone CEMAC, va incontestablement revoir ses prévisions économiques à leur réelle valeur. La faute à une crise à la fois sanitaire et économique qui est malheureusement passée par là, alors que les stigmates de la crise des matières premières de 2014, commençaient déjà à se dissiper.
En effet, en 2020, le pays de Paul Biya entrevoyait des perspectives macroéconomiques favorables. Dans ce cadre, le pays a orienté l’objectif global de sa politique économique sur la soutenabilité des grands équilibres macroéconomiques, malgré un contexte international volatile et incertain.
Selon le ministère des Finances, »cet objectif se décline en la recherche d’une croissance soutenue et créatrice d’emplois, la poursuite de la maîtrise de l’inflation, le renforcement du profil des finances publiques et l’amélioration des comptes extérieurs ». Le taux de croissance économique se projeté ainsi à 4% en 2020, après 3,9% estimé en 2019. En outre, cette croissance devait être soutenue essentiellement par le secteur non pétrolier’’.
L’on indique à cet effet que le secteur pétrolier devrait progresser de 0,6%, tiré par la production de gaz tandis que la progression du secteur non pétrolier devrait aussi s’améliorer pour atteindre 4,2% en 2020 (contre 3,6% en 2019).
Par secteur d’activités, la croissance du secteur primaire devrait connaitre une accélération pour se situer à 3,6% contre 2,1% en 2019, en raison notamment de la reprise de l’activité agricole, consécutivement à un relatif apaisement attendu dans les régions en proie à l’insécurité. Dans le secteur secondaire, la croissance devrait s’établir à 3,1% après 5,1% en 2019, du fait d’un ralentissement dans le sous-secteur des hydrocarbures.
Hors hydrocarbures, le secteur devrait bénéficier de la bonne tenue des industries manufacturières, profitant d’une meilleure offre en énergie électrique. Quant au secteur tertiaire, il devrait progresser de 4,6 % en 2020, après 3,8% en 2019, grâce aux deux secteurs en amont (primaire et secondaire), au développement des activités du port en eau profonde de Kribi et aux effets induits de la CAN 2021.
Après 2,4% en 2019, le taux d’inflation ne devrait pas excéder le seuil de 3% en 2020, en liaison avec des mesures prises par le gouvernement pour maîtriser les prix d’une part, et pour améliorer l’offre locale en produits de grande consommation, d’autre part. Pour ce qui des comptes extérieurs, les projections tablent sur une réduction progressive du déficit du compte courant qui devrait se situer à 2,7% en 2020.






























