L’analyse bilancielle du secteur bancaire gabonais par la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), révèle des performances mitigées pour l’exercice 2019.
En effet, relève le régulateur bancaire sous-régional, le total agrégé des bilans des banques a augmenté de 2,4% à 2 492,1 milliards de FCFA contre 2 433,8 milliards un an plus tôt. Les dépôts de la clientèle se sont consolidés de 1,6% à 2 105,6 milliards de FCFA). En revanche, les crédits bruts sont en déclin de 4,3 % par rapport à leur niveau de fin décembre 2018.
Nette amélioration du taux de couverture des crédits par les dépôts
Aussi, le taux de couverture des crédits par les dépôts s’est amélioré, passant de 134,4% au 31 décembre 2018, à 140% en décembre 2019. Les créances en souffrance ont baissé de 45% pour s’établir à 159,5 milliards de FCFA à fin décembre 2019, traduisant une amélioration de la qualité du portefeuille.
Les ressources collectées
Les ressources collectées ont progressé de 1,6% à 2 105,6 milliards de FCFA en 2019, tirées par les hausses simultanées des comptes à vue et des autres comptes. dans le m^me temps, celles à vue se sont renforcées de 13,1% à 1 437,7 milliards de FCFA. Cela, sous l’effet des augmentations conjuguées des dépôts des entreprises publiques (+52,4%), des dépôts des non-résidents (+42,9%) et des dépôts non ventilés. Elles ont ainsi représenté 68,3% du total des dépôts contre 61,4% à la même période l’année précédente.
Les ressources à terme collectées auprès de la clientèle, essentiellement constituées des comptes à terme et des comptes de dépôts à régime spécial (bons de caisse), se sont établies à 532,3 milliards de FCFA en fin décembre 2019, contre 693,8 milliards un an plus tôt, soit une baisse de 23,3%. Ces ressources ont représenté 25,3% du total des dépôts collectés.
L’analyse par type de déposants montre respectivement sur la période d’analyse, une baisse conjointe des dépôts publics de 16,9%, à 85,7 milliards de FCFA et des dépôts privés de 2,1% à 1707,9 milliards de FCFA. En revanche, les dépôts des non-résidents se renforcent de 42,9%.
Les crédits distribués
Au cours de la période sous-revue, les crédits bruts distribués ont régressé de 4,3% à 1 621,8 milliards de FCFA contre 1 695,4 milliards un an auparavant, impactés essentiellement par la baisse des crédits accordés à l’Etat et au secteur privé. En effet, les crédits octroyés à l’Etat ont baissé de 10,1% à 441,7 milliards de FCFA à la fin du quatrième trimestre 2019. Ceux-ci ont représenté 27,2% de l’ensemble des crédits bruts distribués.
En glissement annuel, les crédits octroyés au secteur privé et aux non-résidents ont connu des baisses respectives de 1,2% à 1 100,4 milliards de FCFA et de 35,4% à 25,6 milliards de FCFA en décembre 2019. Les crédits octroyés au secteur privé ont représenté 67,9% du total des crédits contre 65,7% en décembre 2018.
Les crédits consentis aux entreprises publiques, qui ont représenté 1% du total des crédits bruts, ont progressé de 16,4% à 16,3 milliards de FCFA à la fin de décembre 2019 contre 14 milliards un an auparavant. Enfin, on note une hausse des opérations de crédit-bail dont l’encours s’élève à 16,5 milliards de FCFA en décembre 2019 contre 15,8 milliards un an plus tôt.





























