Une forte délégation d’hommes d’affaires du ‘’Pays de cèdre’’, séjourne actuellement à Libreville, dans le cadre d’une mission de prospection de marché et de débouchées.
Conduite par l’ambassadeur du Liban au Gabon, Aline Younes, elle a récemment devisé avec les ministres de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche et de l’Alimentation, Biendi Maganga Moussavou, et des Eaux et Forêts, Lee White. Au cours de leurs échanges, la délégation libanaise a manifesté sa disposition de nouer des partenariats fructueux avec le Gabon dans le cadre d’une coopération bilatérale dynamique. Chemin faisant, les membres du gouvernement leur ont présenté les potentialités du pays dans ces deux secteurs.
En effet, la délégation est composée d’une vingtaine d’industriels du secteur agricole, spécialisés entre autres : dans la pèche, la production des jus de fruit concentrés, les produits forestiers non ligneux et la mise en place des laboratoires de certification de la qualité des produits agricoles, entend faire de bonnes affaires avec le Gabon.
A l’occasion, le ministre Biendi Maganga Moussavou a décliné le potentiel du pays dans le domaine agricole. Selon lui, le Gabon dispose de plus de 5 millions d’ha de terres arables propices à l’agriculture et à l’élevage. Il a par ailleurs fait état des 800 km de côtes que dispose le Gabon consacrés à la pêche. Le potentiel des 10 000 m2 des rivières et des lacs du pays a également été évoqué. Les hôtes libanais ont enfin été outillés sur la stratégie d’affectation des terres du Gabon. Laquelle est orientée vers une gestion éco-responsable pour la préservation de la biodiversité.
Selon les observateurs, ‘’cette démarche pourrait donc s’avérer fructueuse pour le Gabon qui importe des produits alimentaires à hauteur de 300 milliards de francs CFA chaque année. Et qui, de plus, entend réduire cette dépendance alimentaire extérieure’’.
La suite du programme des investisseurs libanais prévoit des échanges avec les responsables d’autres administrations. Ils visiteront à cet effet, la Zone économique spéciale de Nkok, le fleuron de l’industrie du pays. L’on indique enfin que cette visite sera couronnée par la signature de nombreux partenariats, voire contrats dans les domaines de l’agriculture, des infrastructures, du tourisme et de l’industrie.
Il est à noter que cette séance de travail a été élargie aux experts de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement (BAD) et de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Qui ont tous manifesté leur volonté d’accompagner les potentiels investisseurs pour garantir la prise de risques.






























