Les projections de croissance économique du Gabon restent prudentes et laissent également entrevoir, une légère augmentation de la croissance sur la période 2019-2024.
Ce scénario repose sur une accélération soutenue de l’expansion du secteur non pétrolier, du fait que les principaux projets d’IDE entrent dans leur phase de maturité ainsi que sur les investissements dans le secteur pétrolier en vue de la stabilisation de la production.
Autrement dit, les conditions macroéconomiques du pays devraient s’améliorer progressivement. la croissance atteignant 3,4 % en 2019 et 4 % en moyenne pour la période 2020–24. Ces projections chronologiques font apparaître une erreur médiane relativement importante dans les prévisions de croissance, due à la volatilité de la production de pétrole et des décaissements au titre du financement extérieur. En conséquence, ces projections ont été faites suivant une approche prudente, tenant compte d’une partie des entrées d’IDE attendues et de l’activité économique liée aux projets existants.
Poursuite de l’ajustement budgétaire
Dans le scénario de référence, le solde primaire hors pétrole s’améliore sur toute la période de projection (2019–24) par suite d’un rééquilibrage budgétaire continu. Côté recettes, l’effort de rééquilibrage est axé sur une hausse des recettes non pétrolières sous l’effet des réformes en cours de la politique et de l’administration fiscales.
Les dépenses devraient peu augmenter durant la période, passant de 17 % du PIB en 2019 à 18 % du PIB en 2014 ; en effet, les dépenses en capital devraient s’accroître mais les dépenses courantes devraient rester dans l’ensemble maîtrisées. Bien que le module qui sert à évaluer le réalisme du scénario de référence considère l’ajustement budgétaire cumulé comme quelque peu optimiste dans l’ensemble, il reflète en partie l’effet des réformes qui ont déjà été mises en place.
Nécessité d’une stratégie d’emprunt prudente
Pour les autorités gabonaises, il s’avère primordial de s’en tenir à une stratégie d’emprunt prudente. En effet, elles demeurent déterminées à ramener la dette à un niveau inférieur à l’objectif régional de 45 % du PIB. Le scénario de référence repose en outre sur l’hypothèse que les autorités viennent d’émettre une euro-obligation et en utiliseront au moins 75 % pour le refinancement des euro-obligations arrivant à échéance en 2022, réduisant ainsi les paiements en 2022–24.






























