Dans une récente analyse des perspectives économiques du Gabon, le Fonds monétaire international (FMI) observe une amélioration progressive des indicateurs macroéconomiques due en partie, aux bonnes performances dans le secteur minier ainsi qu’au début de la phase de production des activités agricoles d’OLAM.
En effet selon le Fonds, l’activité économique a redémarré, avec un taux de croissance qui devrait atteindre 3.4 % en 2019, contre 0.8 % en 2018, notamment en raison d’une bonne performance dans les secteurs pétrolier, minier, des BTP et du bois. La croissance de la production pétrolière pourrait quant à elle, avoisiner 15% en 2019 contre environ 5% initialement prévue, grâce à la mise en production de nouveaux champs et de l’absence de dysfonctionnements opérationnels durant cette année.
La croissance se situerait à 2,5% en 2019 contre 1,8% en 2018 dans le secteur hors pétrole,
Le déficit budgétaire non pétrolier est passé de 9.6 % en 2017 à 7.6 % en 2018, reflétant à la fois une amélioration de la collecte des recettes internes et une meilleure maitrise des dépenses de fonctionnement.
Durant la même période, le compte courant extérieur s’est amélioré de plus de 3,5 % points de pourcentage du PIB et la dette publique est passée de 62,6 % à 60,6% du PIB. Le gouvernement a apuré l’entièreté du stock d’arriérés sur la dette extérieure et n’a pas accumulé de nouveaux arriérés pendant les huit derniers mois.
Les perspectives économiques et financières sont encourageantes
La poursuite des bonnes performances dans le secteur minier et le début de la phase de production des activités agricoles d’OLAM devraient conduire à une hausse graduelle de la croissance non pétrolière à 4,2% en 2020 et à plus de 5% dans le moyen terme. Les investissements dans le secteur pétrolier, encouragés notamment par le nouveau code pétrolier et les récentes découvertes de nouvelles réserves off-shore, permettront de ralentir la baisse de la production pétrolière liée à la vétusté des anciens puits. Dans ces conditions, la croissance globale devrait augmenter graduellement pour atteindre plus de 4.5 % dans le moyen-terme.
Les prévisions macroéconomiques restent sujettes à des risques à la hausse comme à la baisse
Les risques à la baisse incluent un relâchement dans la mise en œuvre de la consolidation budgétaire au Gabon ou dans les autres pays membres de la CEMAC, et un ralentissement de la croissance mondiale. Mais il existe aussi des risques à la hausse, notamment liés au fort volume d’investissement direct étranger dans le secteur pétrolier et non pétrolier.
Une hausse plus que prévue des prix internationaux du pétrole aurait aussi un effet positif sur l’économie. La reprise de l’effort d’investissement dans les infrastructures et les projets agricoles et forestiers, en grande partie ruraux et à forte intensité de main-d’œuvre, pourraient également générer des retombées positives, mais ce potentiel dépendra en grande partie des réformes visant à améliorer le climat des affaires. Il en est de même pour les développements attendus dans le secteur de la pêche industrielle.





























