Au terme d’un consensus à la veille du scrutin relatif à la présidence de la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines (FANAF), le Gabonais, César Ekomié-Aféne, PCA de NSIA – Vie Gabon, vient d’être porté à la présidence de cette institution, au détriment de son rival, le Camerounais, Théophile Moulong, directeur de Saham Assurances Cameroun.
C’était à la faveur de la 44e Assemblée générale de la FANAF qui se tenait du 17 au 20 février 2020 à Libreville au Gabon. Selon les observateurs avertis, Comme en 2019 à Tunis, un conciliabule à huis clos a une fois de plus permis à la FANAF d’éviter une bataille interne.
Car, lors de la 43e assemblée générale de l’association panafricaine des assureurs, un consensus avait enfin pu être trouvé, le Cameroun se désistant et abandonnant du même coup sa candidature pour accueillir la 44e édition du meeting, organisé donc cette année à Libreville.
Le candidat gabonais qui succède ainsi au Sénégalais Adama Ndiaye, à la tête de l’organisation depuis 2014 a ainsi été élu à 174 voix sur 178, avec quatre votes nuls. En guise d’ouverture, il a entamé son discours en remerciant Théophile Moulong. Tout en, indiquant ‘’se rapprocher de lui pour pouvoir poursuivre l’œuvre commune’’.
Les chantiers du nouveau président
L’augmentation du taux de pénétration de l’assurance est sans doute, le principal axe du programme du nouveau président qui a aussi mis l’accent sur la formation, la fiabilité de la collecte des données et informations, la rentabilité etc.
Outre le faible taux de pénétration de l’industrie de l’assurance sur le continent, les rencontres de Libreville ont été l’occasion de discussions assez tendues entre les assureurs et les régulateurs, notamment la Commission interafricaine des marchés d’assurance et les ministères des Finances des 14 pays de la Cima.
Les premiers reprochent aux seconds une multiplication d’exigences réglementaires coûteuses, qu’il s’agisse de l’augmentation du capital social minimum ou de diverses taxes imposées récemment au secteur en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso.
Les régulateurs pointent pour leur part une qualité des prestations en dessous des exigences et le peu d’innovation des offres d’assurance. Interrogé par la presse, le nouveau patron de la FANAF s’est dit conscient des défis, mais également de l’existence de part et d’autre d’une véritable volonté de trouver une solution par le dialogue. Il a trois ans pour faire ses preuves.





























