Le 20 décembre 2019, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un accord triennal au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) en faveur de la République centrafricaine (RCA).
La décision du conseil d’administration du FMI permet le décaissement immédiat de 11,936 millions de DTS, soit environ 16,4 millions de dollars. Les réformes structurelles auront pour objectif d’améliorer la capacité de l’État à formuler et à mettre en œuvre des politiques et des réformes économiques, de renforcer la gouvernance, notamment en consolidant les institutions chargées de la lutte contre la corruption.
À l’issue des débats, Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim a fait le point de la situation du pays. Selon lui, « Malgré les progrès notables réalisés au cours de l’accord au titre de la FEC qui a pris fin en juillet dernier, la RCA demeure très fragile, pâtissant d’une insécurité chronique, d’une capacité administrative limitée, d’une mauvaise gouvernance et d’un manque de cohésion sociale ».
De plus, « Le nouveau programme triennal appuyé par la FEC du FMI viendra soutenir la mise en œuvre de l’accord de paix signé en février 2019 et de la stratégie de développement à moyen terme de la RCA. Il vise à préserver la stabilité macroéconomique, à renforcer les capacités de l’administration, la gouvernance et le climat des affaires, à favoriser une croissance solide et durable et à réduire la pauvreté ».
En outre, « La politique budgétaire s’attachera à améliorer le recouvrement des recettes, à prioritiser les dépenses et à renforcer la gestion des finances publiques. Cela permettra de satisfaire durablement les besoins considérables de la RCA dans le domaine social ainsi qu’en matière de sécurité et d’infrastructures. La mise en concordance quotidienne des données relatives aux recettes, la possibilité de déclarer et de payer ses impôts en ligne et le renforcement de la coordination entre les administrations compétentes feront partie des mesures destinées à accroître les recettes».
Il précise par ailleurs que« Pour consolider encore davantage la gestion des finances publiques, les derniers organismes publics dont l’existence ne se justifie pas économiquement seront éliminés, l’audit des arriérés intérieurs finalisés et la gestion et la surveillance des entreprises publiques renforcée ».
De son avis, « Les réformes structurelles auront pour objectif d’améliorer la capacité de l’État à formuler et à mettre en œuvre les politiques et réformes économiques, de renforcer la gouvernance, notamment en consolidant les institutions chargées de la lutte contre la corruption, et d’éliminer les goulots d’étranglement et les obstacles réglementaires à l’investissement privé ».
Par ailleurs, « Le succès du programme dépendra de façon essentielle de la poursuite de l’assistance financière et technique des partenaires en développement. Compte tenu de son risque élevé de surendettement et de son assiette de recettes restreinte, la RCA continuera de dépendre largement de dons pour faire face à ses besoins de financements les plus urgents».
Pour le Fonds, «Les autorités coopéreront étroitement avec leurs partenaires techniques pour veiller à ce que le développement des capacités soit délivrée de façon efficace et soit conforme aux priorités définies par le programme ».
Enfin, « Le programme en faveur de la RCA est épaulé par les politiques et les réformes menées par les institutions régionales de la CEMAC dans les domaines de la réglementation des changes et du cadre de politique monétaire et visant à favoriser l’augmentation des avoirs extérieurs nets régionaux, qui jouent un rôle décisif pour la réussite du programme.», a-t-il conclu.





























