Confrontée à des sérieux problèmes de vétusté, la route nationale (RN1), le principal axe routier du pays fait l’objet de moult réflexions de la part du gouvernement pour sa réhabilitation.
Ce 06 janvier 2020, le PM, Julien Nkoghe Bekale a, une fois de plus, tenue une séance de travail consacrée au suivi des dossiers relatifs au lancement imminent des travaux de réfection de la RN1 ainsi qu’à l’aménagement des voiries de Libreville, d’Owdendo et d’Akanda.
Pour cette activité, il a réuni les ministres de l’Economie et des Finances, Jean Marie Ogandaga, de celui des Transports, de l’Equipement, des Infrastructures et de l’Habitat, Léon Armel Bounda Balonzi qu’accompagnait sa Déléguée, Françoise Assengonne Obame, ainsi que des responsables des entreprises adjudicataires, notamment Colas, et la Société Auto-route Gabon.
L’objectif de cette rencontre consistait pour le chef du gouvernement, à évaluer tous les écueils qui pourraient entraver le processus de démarrage desdits travaux, avant d’esquisser des pistes de solution pour leur démarrage effectif.
Selon les dires du ministre de l’Economie et des Finances, Jean Marie Ogandaga, ces travaux ne devraient plus souffrir d’aucun retard. Car toutes les conditions sont réunies pour que ces chantiers puissent aller à leur terme, a-t-il déclaré au sortir de la rencontre. Dans ce cadre, il a évoqué le récent vote de la loi d’emprunt du financement de ces travaux pour appuyer ses propos.
‘’Je vous rappelle que la loi d’emprunt a été votée dernièrement au Parlement. Donc, il n’y a plus de problème de financement’’, a-t-il précisé. Cela, non sans mentionner que le suivi-évaluation restait très nécessaire, ‘’d’autant qu’aucun dossier ne pourra plus être financé sans que le gouvernement ne se rassure de l’effectivité et de la qualité des travaux’’.
A l’occasion le ministre des Transports, de l’Equipement, des Infrastructures et de l’Habitat, Léon Armel Bounda Balonzi pour sa part, a tenu à rassurer l’opinion sur le lancement imminent du Programme d’actions prioritaires du gouvernement sur six secteurs.
Lesquels secteurs concernent la route, la santé, l’éducation et l’enseignement supérieur, l’eau et l’électricité, le transport et enfin, la lutte contre l’insalubrité. Selon lui, le démarrage de ce processus s’inscrit sur le changement de paradigme et la culture de la notion de résultats prescrit par le président de la République, Ali Bongo Ondimba, lors de son discours à la nation, le 31 décembre dernier.
Pour une réelle nécessité de passer de l’imminence à l’évidence
Il y a cependant lieu de reconnaitre que l’imminence annoncée dans le démarrage des travaux de la réhabilitation de la RN1 est loin de signifier l’évidence desdits travaux. Ce chantier de sa réhabilitation ainsi que celle des autres axes routiers du pays ne devrait plus être à ce simple stade de balbutiements. Leur décrépitude d’aujourd’hui, ne traduit-elle pas tout simplement un certain déficit de leur suivi.
Ce, d’autant plus qu’une infrastructure routière, à l’instar d’une créature vivante a une durée de vie bien déterminée. Autrement dit, elle mérite aussi bien un entretien permanent, voire une régénération. Puissent donc, les multiples séances de travail et autres gesticulations qui font corps autour de cette question, se muer le plus rapidement possible, en actes concrets et palpables. Car, le bien être des populations, ce premier service régalien de l’Etat, en dépend étroitement.






























