Le cabinet d’audit financier et de conseil, Ernst & Young vient de publier les résultats de la nouvelle édition de son baromètre dédié à l’attractivité de l’Afrique.
Ce baromètre dresse un bilan des Investissements directs étrangers (IDE) sur l’année 2018 sur le continent. Selon ce rapport, Il ressort la France arrive en deuxième position derrière les Etats-Unis. Notamment, en nombre de projets générés par ses IDE sur le continent africain, pour la période 2014-2018, avec 329 projets et 34,1 milliards de dollars d’apport en capital.
L’Afrique demeure un continent d’opportunités
C’est le point de vue développé par Selon Aïssata Coulibaly, Associate Partner, en charge des problématiques Afrique auprès d’EY Luxembourg, commente. « avec 75,5 milliards de dollars d’investissements directs étrangers en 2018, l’Afrique demeure un continent d’opportunités. Malgré les disparités d’une région à l’autre en termes de croissance, quatre des économies les plus dynamiques au monde – la Côte d’ivoire, l’Ethiopie, le Ghana et le Rwanda – se trouvent en Afrique, où la croissance devrait rester robuste en général. », souligne-t-elle.
Les grands enseignements
Les IDE restent stables par rapport à 2017, avec 710 projets menés sur l’année 2018 (contre 655 en 2017). Ils ont permis la création de 117 000 postes et ont attiré un montant en capital de 75,5 milliards de dollars en 2018. La Chine est l’investisseur le plus important en volume avec 72,2 milliards de dollars (259 projets).
La France reste le deuxième investisseur le plus important en nombre de projets sur la période 2014-2018 avec 329 projets (34,1 milliards de dollars de capital investi) derrière les Etats-Unis, avec 463 projets 30,9 milliards de dollars de capital investi.
L’Egypte, l’Afrique du Sud et le Maroc en tête des destinations sur le continent
Les pays africains qui attirent le plus les investissements en 2018 sont l’Egypte (12 milliards de dollars), l’Afrique du Sud et le Maroc (chacun 5 milliards de dollars).
Des IDE fortement orientés sur les services
En outre, sur la période 2014-2018, 66 % des IDE sont destinés aux services, tandis que respectivement 23 % et 11 % sont destinés à l’industrie et aux industries extractives.
Sur la période 2014-2018, les pays émergents ne représentent que 34 % des investissements directs étrangers vers le continent africain, mais rassemblent plus de la moitié des emplois créés et du capital apporté. Le premier secteur d’investissement en 2018 concerne les télécommunications et les médias (133 projets en 2018), suivi par la grande distribution (125 projets) et les transports (93 projets).
De l’avis de Laurent Capolaghi, Associé, responsable Impact Finance auprès d’EY Luxembourg : « L’Afrique peut stimuler d’avantage d’investissements directs étrangers en favorisant, au niveau de chaque nation, l’émergence d’une finance climatique et plus globalement une finance responsable. Luxembourg en tant que première place en termes de fonds d’investissement durable et de cotation d’obligations vertes au monde peut valablement assister les gouvernements africains et les investisseurs étrangers dans le cadre de la réglementation, de l’émission et du reporting de ce type d’investissements ».





























