Le Conseil d’administration du FMI vient d’autoriser un décaissement immédiat d’un montant de 40,4 millions de dollars à la Guinée équatoriale.
Le 18 décembre 2019, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un accord de trois ans au titre de la Facilité élargie du Fonds (FEP) du FMI pour la Guinée équatoriale, d’un montant équivalent à 205,009 millions de DTS (environ 282,8 millions de dollars, soit 130% du quota de la Guinée équatoriale dans le Fonds).
L’accord est destiné à soutenir le programme économique triennal des autorités, qui vise à réduire davantage les déséquilibres macroéconomiques et à remédier aux vulnérabilités du secteur financier; améliorer la protection sociale et le développement du capital humain; promouvoir la diversification économique; et favoriser la bonne gouvernance, accroître la transparence et lutter contre la corruption, le tout dans le but primordial de parvenir à une croissance économique durable et inclusive.
La décision du Conseil d’administration du FMI permet un décaissement immédiat de 29,287 millions de DTS, soit environ 40,4 millions de dollars. Le décaissement du montant restant sera échelonné sur la durée du programme, sous réserve d’examens semestriels du programme appuyé par le Fonds par le Conseil d’administration.
À l’issue dudit Conseil d’administration, Tao Zhang, directeur général adjoint et président par intérim, a fait un point sur l’économie équato-guinéenne.
Selon lui, ‘’ces dernières années, l’économie équato-guinéenne a été affectée par une forte baisse des prix du pétrole et une baisse séculaire de la production d’hydrocarbures, qui ont entraîné d’importants déséquilibres macroéconomiques et une croissance économique négative. L’économie a également été affectée par des problèmes de gouvernance et de corruption de longue date. Bien que les autorités aient pris des mesures pour relever ces défis, une approche plus globale est nécessaire pour les relever efficacement et parvenir à une croissance durable et inclusive. La mise en œuvre stricte des engagements des autorités et le respect d’un calendrier ferme sont essentiels’’.
Dans ce contexte, le programme des autorités vise à : préserver la stabilité macroéconomique et financière; améliorer la gouvernance et lutter contre la corruption; soutenir le développement du capital humain et améliorer la protection sociale; et à promouvoir la diversification économique.
Selon M. Tao Zhang, »Il est essentiel d’accroître la transparence, d’améliorer la gouvernance et de lutter contre la corruption pour améliorer les résultats socio-économiques. La priorité devrait être accordée: au renforcement du cadre de lutte contre la corruption en s’attaquant aux conflits d’intérêts et en adoptant et en appliquant un régime de déclaration des avoirs solide pour les hauts fonctionnaires; favoriser la transparence du secteur des hydrocarbures, y compris la publication de tous les contrats pétroliers et gaziers actifs, les audits de GEPetrol et de SONAGAS et les rapports sur les données et informations du secteur des hydrocarbures ainsi que par le biais de l’adhésion à l’ITIE; améliorer encore la gestion des finances publiques (PFM) et le renforcement de l’état de droit et du cadre de LBC / FT. À l’appui du programme, le Fonds procédera également à un examen des sauvegardes fiscales au début de 2020. Une mise en œuvre stricte et intégrale de ces mesures est essentielle’’.
Une consolidation budgétaire soutenue est nécessaire pour faire face à la baisse permanente des revenus tirés des hydrocarbures, maintenir la viabilité de la dette et renforcer la position extérieure. Cela nécessite de réduire encore les dépenses d’investissement à faible efficacité, d’augmenter les revenus non liés aux hydrocarbures et l’amélioration continue de la GFP. Dans le même temps, la composition des dépenses doit s’éloigner des dépenses en capital pour créer un espace pour des dépenses sociales plus élevées.
L’apurement des arriérés intérieurs du gouvernement contribuera à réduire les prêts non productifs élevés et à renforcer le système bancaire, en renforçant la confiance des particuliers et en permettant aux banques de soutenir la reprise du secteur hors hydrocarbures. Une action rapide est nécessaire pour résoudre le problème des banques sous-capitalisées.
Les réformes visant à améliorer l’environnement des affaires et à promouvoir la diversification économique sont également essentielles pour soutenir une croissance économique durable et inclusive.





























