Selon Moody’s Investors ‘‘l’adhésion aux deux unions monétaires africaines – l’UEMOA et la CEMAC – semble offrir des avantages macroéconomiques limités, sans aucune preuve claire que la croissance du PIB et le développement institutionnel ont été plus forts que dans les pays non membres’’.
Toutefois, reconnaît Moody’s Investors Service dans ce rapport de recherche publié le 12 décembre 2019, “l’adhésion à la zone franc CFA a contribué à réduire les vulnérabilités extérieures des pays membres”. Mais, il y a peu de signes que l’adhésion a conduit à une convergence économique ou institutionnelle entre les États membres de l’UEMOA et de la CEMAC, détaille l’agence de notation américaine.
Elle appuie sa thèse, par une comparaison entre le revenu national dans les États membres au fil du temps à celui de l’Afrique du Sud. »Il y a, selon Colin Ellis, directeur général de Moody’s – Stratégie de crédit, auteur du rapport, peu de signes d’une convergence soutenue des revenus nationaux depuis 1960 ».
En clair, il a peu de signes que l’adhésion a conduit à une convergence économique ou institutionnelle entre les pays qui font partie des deux unions monétaires de l’Afrique, résume Colin Ellis. Il ajoute à cet effet que :«Mais les vulnérabilités externes des membres sont plus faibles et les unions monétaires peuvent réduire les inquiétudes des investisseurs et le risque de fuite des capitaux. Les membres bénéficient également d’une parité de change crédible soutenue par le gouvernement français».
L’inflation dans les pays de la zone franc de la Communauté financière africaine (CFA) a été faible et stable. Cela, en raison de l’ancrage du taux de change, et la volatilité de la croissance a diminué.
Mais l’adhésion semble avoir un impact limité sur la promotion du commerce régional et la qualité institutionnelle s’est détériorée dans la plupart des pays CFA, tandis que la viabilité budgétaire reste un défi.
Avec FA































