La présence de l’Empire du milieu en Afrique, dont les empreintes sont désormais omniprésentes sur tous les secteurs de l’économie, se veut annonciatrice d’une nouvelle ère pour le développement du continent. Mais à condition que les pays africains sachent faire bon usage des offres proposées cette super puissance économique.
Au fil des années, la Chine a fortement tissé sa toile en Afrique au grand bonheur de tous. Ainsi, des grandes aux petites métropoles continentales, l’ami chinois est devenu un allié incontournable aujourd’hui. Le Gabon, dont les liens de partenariat avec ce pays, datent de près de 45 ans, ne déroge pas à sa dynamique commerciale et économique implémentée sur le continent. Une dynamique dont la spécificité réside sur son approche, qui se veut adaptable à toutes les bourses, indiquent les opérateurs économiques.
Une nouvelle approche de développement
Selon ces derniers, cette nouvelle donne basée sur l’idéologie ‘’gagnant-gagnant’’, est en formelle rupture avec l’approche mise en œuvre par les métropoles coloniales depuis les indépendances. Dans cette logique, poursuivent-ils, pour leur salut, en termes de développement, les pays africains devraient chercher à tirer meilleur profit de leur partenariat avec le géant asiatique, l’une des plus grandes économies du monde à l’heure actuelle.
De la petite économie, où les conteneurs remplis de marchandises en provenance de Chine inondent le marché gabonais, au secteur manufacturier contrôlés par les grandes entreprises, la Chine assure également de manière durable sa présence.
En termes de destination d’approvisionnement du marché, ou de recherches d’affaires et d’opportunités, les chemins classiques ont tous été revus. Les boussoles qui pointaient toujours vers l’occident, sont davantage orientées vers les villes chinoises. Shanghai pour son internationalisation, l’ouverture, la mode et l’innovation ; Shenzhen pour sa zone spéciale économique ; Guangzhou pour le commerce et la création des entreprises et bien d’autres.
Une présence consolidée dans l’économie gabonaise
A preuve, au cours de six premiers mois de l’année en cours, la Chine a consolidé ses achats au Gabon pour un montant de près de 994,1 milliards de FCFA, contre 376,8 au cours de la même période en 2018. Elle occupe ainsi le peloton de tête du client du Gabon. Dans la catégorie des fournisseurs, elle se classe troisième, avec un chiffre de 63,7 milliards de FCFA, derrière la France, 164,7 milliards de FCFA et la Belgique, 71,6 milliards de FCFA.
Beaucoup d’espoirs portés sur la nouvelle route de la soie
Avec la mise en œuvre de la nouvelle route de la soie ou la ‘’Ceinture et la route’’, de nouvelles opportunités pour l’Afrique sont en vue, avec de nouvelles perspectives de financement pour les grands projets d’intégration, font remarquer les observateurs avertis.
En outre, ce projet de ‘’Ceinture et la route’’ semble cadrer avec l’agenda 2063 de l’Union africaine (UA) qui constitue le fil conducteur du continent visant à sa transformation en puissance mondiale de l’avenir. En effet, ce projet charrie de nouvelles perspectives de financement pour les grands projets d’intégration en gestation sur le continent.
De ce fait, la Chine envisage de construire plusieurs milliers de km de nouvelles routes en Afrique. Ces investissements devraient permettre au continent d’améliorer la densité de son réseau routier, qui est la plus faible au monde avec 7km de route pour 100km².
En matière de commerce, le continent africain devrait également être doté d’une capacité portuaire de 85 millions de tonnes grâce à cette nouvelle route de la soie. A cela devrait s’ajouter plus de 30 000 km de lignes de transmission et de transformation d’énergie. Ces investissements pourraient permettre à l’Afrique de réduire un déficit infrastructurel qui lui coûte chaque année entre 87 et 112 milliards dollars, selon les estimations de la Banque africaine de développement (BAD).
Malgré ces multiples opportunités, l’offensive d’investissements chinois sur le continent, ne va pas sans rencontrer un accueil favorable. Certains accusent la Chine de vouloir se lancer dans une nouvelle colonisation de l’Afrique.
Mais force est tout de même de constater qu’avec un volume d’échange de 170 milliards dollars, il y a deux ans, la Chine est devenue pour la 9ème année consécutive, le principal partenaire commercial du continent africain. A son actif, plusieurs investissements d’envergure à travers le continent dont la liste est très loin d’être exhaustive.




























