En zone CEMAC, dans le sillage d’une demande intérieure en hausse, l’indice des prix à la consommation a crû de 2,2% en moyenne annuelle en 2018, en remontée par rapport à 2017 (0,9%) et 2016 (1,1%).
Restant en deçà de la norme communautaire de 3%, cette remontée de l’inflation est néanmoins observée dans tous les pays de la sous-région, avec toutefois une certaine hétérogénéité.
Elle atteint un niveau modéré dans la plupart des pays (entre 0,9% en Centrafrique et 1,3% en Guinée équatoriale), excepté au Tchad et au Gabon où elle dépasse la limite communautaire, avec respectivement 4,1% et 4,8%.
Malgré le dynamisme mesuré de la consommation privée et l’abondance des récoltes agricoles, l’inflation a été poussée par la hausse de la pression fiscale indirecte sur les biens de consommation (produits alimentaires et boissons notamment), par celle du prix de services de base (logement, eau, gaz et électricité) et par celle du coût du carburant, en particulier au Gabon où le gouvernement a procédé à l’indexation des prix à la pompe sur le cours du Brent.
L’inflation atteignant 3,9% en glissement annuel à fin 2018, après 1,7% fin 2017, atteste néanmoins d’un accroissement progressif des tensions inflationnistes dans la sousrégion, sur fond de reprise de l’activité économique et de hausse des prix à l’importation, dans le contexte de dépréciation de l’euro vis-à-vis du dollar en 2018.Partager :




























