Une réunion CEMAC, BEAC et BDEAC s’est tenue ce 17 octobre 2019, à la direction de l’intégration régionale de la Banque mondiale à Washington. C’était en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale.
Elle avait pour objectif, la mise à jour de la stratégie régionale de la Banque mondiale sur la sous-région Afrique centrale. La délégation de la CEMAC conduite par le président de la Commission de la CEMAC, le Pr Daniel Ona Ondo, du gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale(BEAC), Abbas Mahamat Tolli, du président de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC ), Fortunato Ofa Mbo, et du président de la Commission de surveillance des marchés financiers(COSUMA), Nagoum Yamassoum s’est entretenue avec la Directrice de l’intégration régionale à la Banque mondiale, Mme Déborah L. Wetzel sur les modalités de révision de cette nouvelle approche voulue de manière concertée avec la Banque mondiale.
Nécessite ds nouveaux moyens pour booster la croissance
Durant les échanges, les deux parties ont évoqué la situation actuelle de la zone CEMAC afin de mettre à jour la stratégie régionale de la Banque mondiale dans la sous-région. Faisant l’économie de la situation actuelle de la zone, le Pr. Daniel Ona Ondo a rappelé l’importance de trouver des nouveaux moyens de booster la croissance, afin qu’elle soit continue et durable en insistant sur le fait que l’intégration régionale est la clé pour la sortie de crise et le développement de notre sous-région. Il a également mis en exergue, le rôle secteur privé. Afin qu’il puisse jouer son rôle en tant que moteur de développement. Notamment en finançant les projets intégrateurs.
La crise sécuritaire, un écueil à la relance économique
Le gouverneur de la BEAC, a quant à lui, rappelé que la plupart des pays étant en fin de programmes doivent continuer et consolider les acquis car, la finalité à terme est le bien-être social et le développement avec une diversification soutenue des économies de la sous-région. A cet effet, il a invité la Banque mondiale à ne pas négliger les problèmes sécuritaires qui secouent les pays de la sous-région et qui sont des chocs non négligeables dans la formulation des nouveaux programmes.
Pour un soutien plus accrue de la BM
A son tour, le président de la BDEAC a expliqué qu’en tant que banque de financement de l’intégration, son institution poursuit son processus de réforme interne et structurelle. De fait, il a précisé que le soutien de la Banque mondiale en matière de formation et d’assistance au renforcement des capacités et la mobilisation des ressources était plus que nécessaire.
Enfin, le président de la COSUMAF s’est dit satisfait de l’unification des deux bourses de l’Afrique centrale et a insisté sur le travail qui se fait actuellement pour le développement du marché financier, notamment pour les nouveaux produits et la diversification des offres.
En réponse à ces présentations, Mme Wetzel a assuré ses interlocuteurs du soutien de la Banque mondiale. Lequel soutien se traduit, selon elle, par l’appui et l’intérêt qu’elle-même et son équipe accorde à la zone économique et monétaire de l’Afrique centrale.






























