« Aux grands maux, de grands remèdes » , dit-on souvent. C’est sans conteste, la réforme que le gouvernement vient d’adopter face à la crise que traverse actuellement l’Ecole normale supérieure (ENS). Conséquence, ce principe se veut précurseur de l’approche novatrice de gouvernance en cours de téléchargement au sein de cette institution académique.
Le modèle, déjà en cours, et qui fait recette à la Direction générale des douanes et des droits indirects depuis le début de la transition, consistant à lancer des appels à candidatures pour le poste de Directeur général, sera désormais aussi de mise, à l’École normale supérieure (ENS), sous la férule de la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq.
Dans ce cadre, elle a lancé un appel à candidatures pour le poste de Directeur général de l’École normale supérieure (ENS) ce 8 janvier 2025, selon un communiqué relayé sur les la première de la télévision nationale.
Le communiqué précise également les critères d’éligibilité à ces fonctions.
En effet, pour prétendre à ce poste, les postulants doivent : être titulaires du grade d’assistant, figurer sur la liste d’aptitude du CAMES ou d’un organisme équivalent, et justifier d’au moins cinq années d’expérience à l’ENS ou dans un autre établissement d’enseignement supérieur.
Alternativement, ils peuvent être professeurs de lycée titulaires du Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré (Capes), détenir un doctorat de 3e cycle, ou occuper les fonctions de conseiller pédagogique ou d’inspecteur pédagogique de 2e degré, à condition d’avoir également cinq ans d’expérience professionnelle.
Par ailleurs, ils doivent également inclure un programme d’action détaillant leurs ambitions pour l’établissement. Quant aux dossiers de candidature, ils devront être déposés au ministère de l’Éducation nationale au plus tard le 15 janvier courant.
Comme il fallait s’y attendre, dans un contexte de restauration des institutions, la démarche est perçue comme une avancée notable par le Syndicat national des enseignants-chercheurs (SNEC). Lequel indique salue non seulement l’initiative, mais estime également que ce « processus permettra de sélectionner un dirigeant en fonction de ses compétences et de son projet, plutôt que par une nomination arbitraire ».
Il convient toutefois de noter que cette réforme fait suite à la suspension récente du Pr Rufin Didzambou, ancien Directeur général de l’ENS, du fait de ses nombreuses bisbilles, au cours des derniers mois avec la tutelle. Le 07 janvier dernier, la feuille de route a été remise au Pr. Roger Ondo Ndong, le Directeur général assurant l’intérim.




















