Après Niamey, en mars 2019, les patrons des Finances et de l’Economie de la zone franc se retrouvent ces 10 et 11 octobre 2019, à Paris, pour leur seconde rencontre de l’année.
Cette rencontre, à l’instar des précédentes permettra aux ministres des Finances, gouverneurs des banques centrales et présidents des institutions régionales de se retrouver et d’évoquer ensemble les sujets d’actualité économique et financière de la zone ainsi que les avancées des travaux de moyen et long terme.
Cette année à Paris, le spectre de la sempiternelle question du FCFA devra une fois de plus planer sur le sommet malgré sa tenue en capitale parisienne. A cela s’ajoutera probablement les réformes engagées par la BEAC au niveau de l’espace CEMAC. L’on devra également plancher sur la question de des réserves de changes et la poursuite des réformes engagées par la région en vue d’une sortie définitive de la crise.
A Niamey, l’on se souvient, Bruno Le Maire et ses homologues de la Zone franc ont pu réaffirmer l’importance des mécanismes et institutions de la Zone franc pour la stabilité et le développement des économies de la Zone. Ils ont réitéré leur volonté de continuer à faire de cette Zone un espace de coordination active des politiques publiques, en lien avec les principaux bailleurs et institutions.
Dans un contexte économique marqué par une reprise de la croissance à l’échelle du continent africain, ils ont réaffirmé leur engagement d’œuvrer pour le développement de la Zone et de mettre en œuvre des politiques économiques soutenables axées sur la diversification économique et le renforcement de la mobilisation des ressources domestiques. Sur ce dernier sujet, ils ont rappelé l’importance d’améliorer rapidement et fortement cette mobilisation et accueilli favorablement la perspective d’une étude menée par l’AFD sur la formation des administrations fiscales et douanières.
Ils ont également insisté sur la nécessité de mettre en œuvre les plans de réformes structurelles agréés dans le cadre des programmes mis en œuvre avec le FMI afin de préserver la confiance des partenaires, améliorer la situation macroéconomique et garder le cap d’une croissance inclusive et soutenable.
Les ministres des Finances, les présidents des institutions régionales et les gouverneurs des banques centrales ont enfin poursuivi leur réflexion et leurs actions sur la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), sur la base du plan d’action tiré du rapport présenté en octobre dernier à Paris.
La Zone franc rassemble la France, quatorze États d’Afrique sub-saharienne : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte-d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo (en Afrique de l’Ouest), le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad (en Afrique centrale), et les Comores.





























