Quelques jours après l’analyse du Plan de relance économique (PRE) 2017-2019 par l’économiste gabonais, Mays Mouissi, le gouvernement vient de publier la note officielle de l’analyse dudit programme.
A l’inverse de Mays Mouissi qui considère ce PRE comme un demi-échec, le gouvernement se félicite plutôt de sa mise en œuvre au regard des avancées significatives enregistrées . Il marque également sa détermination de poursuivre son implémentation a moins d’un an de son terme.
L’évaluation des différents secteurs tels que l’activité économique, l’équilibres des finances publiques, les comptes monétaires et extérieurs, le politique sociale permettent certes de noter que ce programme économique n’a pas encore atteint tous ces objectifs mais que les résultats préliminaires sont encourageants. Le gouvernement indique par ailleurs, une tendance à l’amélioration des comptes macroéconomiques essentiellement imputable à la volonté affichée par les autorités.
S’agissant par exemple de l’objectif relatif à l’équilibre des finances publiques, le ministère de l’Economie souligne que des progrès notables ont été enregistrés. En effet, le déficit des finances publiques s’est nettement réduit en partant de -6,6% du PIB en 2016 à -3,4% du PIB en 2017, puis -1,4% en 2018. Il est anticipé autour de +1% du PIB en 2019. Ce résultat traduit les efforts conjugués de mobilisation des ressources et de maîtrise des dépenses.
A propos de la dette, ‘’il importe de souligner que les autorités ont volontairement décidé d’améliorer la transparence dans les statistiques de ses engagements en changeant la méthodologie de comptabilisation. C’est ainsi que depuis 2017, l’encours de la dette intègre désormais les arriérés ‘’.
Pour le ministère de l’Economie, cette situation s’est traduite par une augmentation du stock de la dette de l’administration centrale qui a atteint près de 64% du PIB à fin 2016 (en deçà du seuil communautaire). Les chiffres ainsi présentés faisaient ressortir une progression de 30 points du PIB par rapport à 2013 (année précédant le choc des prix du pétrole).
Cette augmentation s’explique par la prise en compte des éléments non intégrés jusque-là, notamment le retraitement des remboursements de TVA, les instances du Trésor et les avances statutaires de la Banque centrale. Les efforts fournis par le gouvernement permettront de ramener l’encours de la dette à 60% du PIB en 2019.
L’état d’avancement du chantier de mise en place des stratégies d’apurement des arriérés intérieurs a également amené le Gabon à créer le « septième Club de Libreville ». Par ailleurs, un audit est actuellement en cours pour donner plus de lisibilité sur les arriérés des dépenses au titre des exercices budgétaires 2015, 2016 et 2017.
Qui du Plan de relance économique ?
Pour la bonne gouverne, depuis fin 2015, la détérioration des termes de l’échange induite par la baisse significative des prix du pétrole a eu d’importantes répercussions sur les économies des pays de la CEMAC en général et sur celle du Gabon en particulier. L’activité économique a ainsi commencé à faiblir, les déficits des finances publiques sont apparus, les déséquilibres des comptes de la balance des paiements se sont accentués tandis qu’on assistait à une fragilisation de la position monétaire avec une baisse drastique des réserves de change.
Pour remédier à cette situation et sur instructions expresses du président de la république, chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, le gouvernement a élaboré le Plan de relance de l’économie couvrant une période triennale à partir de 2017. Il s’agissait de rétablir l’équilibre de nos finances publiques, de poursuivre les efforts de diversification de la base productive pour continuer à améliorer la résilience de notre économie et de lutter contre la pauvreté.
Pour ce PRE, le Gabon bénéficie de l’assistance technique et financière du Fonds monétaire international, de la Banque africaine de développement, de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement. Ce programme triennal en cours s’achève en juin 2020.




























