L’une des raisons de la mauvaise qualité des routes gabonaises, serait l’exploitation peu rationnelle des fonds alloués à ce secteur. Ce qui, évidement, a mis un frein au développement d’un réseau routier performant souligne la Banque mondiale.
Le Gabon a élargi son réseau routier qui s’étendait sur 9 170 km de routes en 2013, puis sur 10 130 km de routes en 2015. Alors qu’environ 2 000 km de routes étaient goudronnées (20 % du total des routes) à la fin de l’année 2014, l’objectif du gouvernement était d’avoir un total de 3 600 km de routes goudronnées d’ici 2016 et 2 500 km de routes goudronnées supplémentaires entre 2017 et 2025.
Le score du Gabon de 2,8 à l’Indice mondial de la compétitivité (GCI) est inférieur à celui de tous les pays comparables, à l’exception du Cameroun. Les dépassements de coûts, les retards dans la mise en œuvre des projets et les coûts unitaires très élevés entravent les projets routiers phares.
Jusqu’à présent, un total de 75,6 milliards de FCAF (dont 13,5 milliards en 2016 et 18,5 milliards en 2017) a été octroyé pour élargir la route nationale N1 de 7 km à une route à quatre voies à Libreville.
Le coût initial de ce projet a été estimé à un tiers de ce montant, soit à 26 milliards de FCFA en 201232. Le gouvernement a payé l’équivalent de 10,8 milliards de FCFA par km pour agrandir la route, tandis que la Banque mondiale estime que ce type de route coûte en moyenne 371 millions de FCFA dans les pays homologues.































