Entre les impératifs du respect des normes environnementales, de certification et les ambitions de production, la filiale de gabonaise de la Singapourienne Olam, doit également faire face à l’équation du traitement de ses employés dans les exploitations agro-industrielles.
Des conditions de travail difficiles, au traitement salarial, en passant par la sécurité sociale, les ouvriers agricoles des plantations d’Olam rubber et d’Olam palm Gabon s’élèvent de temps en temps, pour réclamer une meilleure prise en compte de leur statut.
Pour la Direction des ressources humaines, cette attitude résulte de l’approximative maîtrise des réalités de la nouvelle économie agricole implémentée par Olam au Gabon.
Pourtant, déplore-t-elle, la société applique parfaitement les normes en matière de travail en vigueur au Gabon. « En plus, du respect du salaire minimum en vigueur qui est de 150 000 FCFA, que nous appliquons, tous les travailleurs de nos plantations ont droit à une immatriculation à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et à la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale(CNAMGS)« , indique-t-on. Et de préciser, à l’échelle de l’entreprise, les différentes catégorie socioprofessionnelles sont clairement identifiés. « Il y a les agents, le personnel d’exécution, le personnel de maitrise et les cadres ».
Toujours sur ce chapitre, la société indique avoir prévu des dispositions spéciales, telle que la mise en place d’un plan de plan de carrière pour encadrer ses travailleurs. « Car dans notre accord d’établissement, dans nos différentes catégories socioprofessionnelles, nous prévoyons des avancements dépendant du rendement de l’agent et de certains paramètres spécifiques », garanti-t-on.
Olam Gabon déplore toutefois, l’amalgame qui est fait autour de ses activités. « Car, certaines incongruités et disfonctionnements liés au traitement des employés sont parfois imputables à nos prestataires ». Face à cette situation, la société indique avoir dores et déjà pris des dispositions pour remédier à ce soucis.
Malgré tout, l’on reconnait néanmoins à Olam Gabon que l’agro-industrie est une activité qui n’est pas l’apanage du premier venu. « Loin d’être une sinécure, le travail d’ouvriers agricoles dans les exploitations agro-industrielles exige de grands sacrifices », indique la Direction des ressources humaines.
Une réalité qui n’empêche cependant pas la plupart des ouvriers de saluer l’arrivée de la firme dans leurs localités. Ce, du fait qu’elle leur a permis de réaliser certains de leur rêves. Notamment à se responsabiliser et surtout à sortir de l’emprise du chômage.
Dans l’attente du retour sur investissement, Olam Gabon se veut désormais le plus grand employeur du secteur privé du pays avec plus de 15 000 postes, et avec d’importantes possibilités dans le secteur agricole où l’on recense plus de 9 000 Gabonais.
La société revendique également près de 64 000 hectares de palmiers à huile et 11 000 hectares d’hévéas et des investissements estimés à environ 486 milliards de FCFA, dont près de 370 milliards de FCFA pour le palmier à huile et 116 milliards de FCFA pour l’hévéa-culture.
Alexandre Le-grand de retour de Mouila (Sud du Gabon)






























