Le 7 mai dernier, un forum portant sur les moyens de garantir un financement soutenable du développement s’est tenu à Paris axé sur le thème très évocateur d’ ‘’Une dette soutenable pour une croissance durable « .
Selon les organisateurs, cette rencontre constituait une réponse pragmatique à l’augmentation de l’endettement dans les pays en développement. En effet, de l’avis de ces derniers, tout ou presque part du constat selon lequel, de nombreux pays en développement ont aujourd’hui, d’importants besoins de financement, notamment pour leurs projets d’infrastructures.
Ce qui par ailleurs, est aujourd’hui devenue un réel défi pour que ces financements octroyés puissent assurer le développement dans de bonnes conditions. Prenant part à cette rencontre, le ministre de l’Économie du Gabon, Jean-Marie Ogandaga a réitéré les attentes des pays africains sur la portée de leur dette.
Il a, de ce fait, indique que « le réel défi est d’assurer que ces financements soient octroyés dans de bonnes conditions et qu’ils soutiennent le développement et la croissance sans pour autant conduire à une dette publique excessive ».
Une situation selon lui, qui « implique d’une part, des financements qui soutiennent le développement et la croissance, sans pour autant conduire à une dette publique excessive ; et d’autre part, des règles du jeu équitables, afin que les entreprises qui le souhaitent puissent investir sur un pied d’égalité, et que les investissements génèrent de la croissance ».
En effet, ces enjeux sont considérables : il s’agit d’atteindre les Objectifs de développement durable d’ici 2030, avec des investissements de plusieurs centaines de milliards d’euros. Malheureusement, trop souvent aujourd’hui, ces conditions ne sont pas remplies.
C’est donc tout le bien-fondé de la tenue de ce Forum de Paris organisé avec le soutien de la présidence japonaise du G20. Lequel Forum en outre, aura été une occasion unique pour les participants, de développer une compréhension commune des enjeux soulevés par les vulnérabilités croissantes de la dette et de formuler des recommandations en faveur d’un financement soutenable du développement.
De plus, côté cours, cette conférence a réuni une soixantaine de décideurs internationaux qui ont débattu des meilleurs moyens de répondre aux besoins de financement de ces pays et de la manière d’atteindre les objectifs de développement durable. Cela, tout en maintenant la dette sur une trajectoire soutenable, en garantissant des règles du jeu équitables entre tous les acteurs.
En termes prospectifs, les résultats de cette conférence de haut niveau alimenteront la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G20 qui se tiendra à Fukuoka les 8 et 9 juin 2019, ainsi que le programme commun du FMI et de la Banque mondiale sur les vulnérabilités de la dette.
Faut-il le rappeler, le Forum de Paris réunit plus d’une trentaine de ministres des Finances et de gouverneurs de Banque centrale pour rendre plus soutenable et vertueux le financement international du développement.
En outre, le Forum de Paris a pour ambition de faire avancer la réflexion collective afin de bâtir en commun les mesures et le cadre qui permettront des financements internationaux plus vertueux au service d’un développement et d’une croissance durables.
Cette conférence aura également été l’occasion pour les décideurs présents d’échanger sur plusieurs thématiques d’actualité. A savoir : Réduire les vulnérabilités liées aux trajectoires d’endettement dans les pays en développement ; assurer un financement soutenable et équitable des infrastructures et enfin, préserver la soutenabilité de la dette dans des conditions financières moins favorables.
La Rédaction




























