Trois principaux enseignements se dégagent de cette mission. En premier lieu, l’économie ressent les tensions de l’impact de deux années consécutives de la pandémie de Covid-19, aggravées par la hausse des prix internationaux des denrées alimentaires et du carburant, les chocs financiers et le risque aigu d’insécurité alimentaire.
Deuxième enseignement, l’inflation reste en hausse, reflétant la répercussion de la hausse des prix à l’importation des produits de base, des coûts d’expédition élevés en raison de l’enclavement de la République centrafricaine et des récentes pénuries de carburant. Enfin, la performance dans le cadre du programme de surveillance du personnel (SMP) a été globalement satisfaisante, la plupart des repères quantitatifs et structurels à fin mars ayant été atteints.
Par conséquent, à la demande des autorités, le SMP a été prolongé de trois mois jusqu’à fin septembre 2022. Cela, afin de donner plus de temps pour obtenir les assurances de financement des partenaires au développement et pour harmoniser leur loi sur les actifs cryptographiques avec les engagements régionaux au niveau de la CEMAC.
Dans l’ensemble, a fait observer l’équipe du FMI, l’économie, après avoir montré des signes de reprise prometteuse, connaît un ralentissement face à la hausse des prix des importations de produits alimentaires et de carburant, aux pénuries de carburant et à la hausse des coûts d’expédition.
En outre, les principaux risques pesant sur les perspectives comprennent une croissance plus faible en raison de pénuries de carburant, une inflation plus élevée et des insuffisances de l’aide budgétaire. La réduction de l’allocation de DTS du FMI (85 milliards de FCFA/6 % du PIB) a permis d’amortir l’impact négatif des chocs récents en garantissant que l’exécution du budget est restée sur la bonne voie.
Néanmoins, les autorités ont dû entreprendre un nouvel assainissement budgétaire en réponse à l’insuffisance de l’aide budgétaire et à la hausse des prix des importations alimentaires et énergétiques. Compte tenu du contexte difficile, des efforts soutenus sont nécessaires pour que les fournisseurs soient payés à temps pour pérenniser leur activité et limiter les licenciements.
Par ailleurs, les services du FMI et les autorités de la République centrafricaine ont discuté des progrès réalisés dans la mise en œuvre du SMP, qui, à la demande des autorités, a maintenant été prolongé de trois mois jusqu’à fin septembre 2022.
Cette prolongation donnera aux autorités plus le temps d’obtenir des assurances de financement avec d’autres partenaires au développement et de leur permettre de poursuivre les efforts en cours pour harmoniser la loi sur les actifs cryptographiques de la RCA avec les engagements régionaux au niveau de la CEMAC.
En outre, l’exécution du budget 2022 semble être globalement conforme aux engagements du SMP, les principaux objectifs budgétaires de fin mars étant atteints. À la lumière des multiples chocs que subit l’économie, la mission et les autorités ont exploré les moyens d’assurer la bonne exécution du budget 2022. Cela constituerait la base de la soumission d’un budget révisé au parlement.
Les autorités ont demandé au FMI un renforcement des capacités pour atténuer l’impact de la hausse des prix internationaux du carburant et pour concevoir des filets de sécurité sociale efficaces tout en préservant les recettes budgétaires.
De nouveaux progrès ont été réalisés sur le front de la réforme, notamment la soumission au Parlement d’une nouvelle loi anti-corruption et la vérification de l’exactitude des déclarations des importateurs aux douanes.
Les premières étapes de la réalisation d’une évaluation des dépenses publiques et de la responsabilité financière (PEFA) ont également commencé et les réunions mensuelles du comité de trésorerie avec la participation des partenaires techniques et financiers ont récemment repris. Les révisions en cours du code minier devraient viser à renforcer le cadre institutionnel essentiel pour améliorer le climat des affaires et tirer parti de la riche base de ressources de la RCA.
Selon le FMI, à l’avenir, des efforts concertés pour catalyser le financement concessionnel des partenaires au développement seront déterminants pour amortir l’impact des chocs récents, sauvegarder les dépenses en faveur des pauvres et préserver la fourniture de services publics.



















