En relation avec l’accroissement de toutes les contreparties de la masse monétaire, la création monétaire s’est accélérée en zone CEMAC, au cours de l’année 2018 .
En effet, la dynamique des principaux agrégats monétaires de la CEMAC, en glissement annuel, à la fin décembre dernière s’est caractérisée par quatre principaux facteurs.
Il s’agit notamment d’un accroissement des avoirs extérieurs nets du système monétaire de 8,0 %. ; d’un bond des créances nettes du système monétaire sur les États de la CEMAC de 21,6 % pour se situer à 3 342,0 milliards ; d’une augmentation de 4,0 % des crédits à l’économie, qui sont passés de 7 793,1 à 8 102,6 milliards entre décembre 2017 et décembre 2018 et enfin, d’une hausse de 8,3 % de la masse monétaire au sens large pour se situer à 11 486,1 milliards à fin décembre 2018.
S’agissant de la hausse des créances nettes du système monétaire, elle se situe à 21,6 % pour un montant 3 342,0 milliards de FCFA. Elle est imputable à la hausse des décaissements effectués par le FMI, dans le cadre des programmes économiques et financiers en cours d’exécution dans certains pays, d’une part, et à la baisse des dépôts publics, d’autre part.
Par pays, cet agrégat s’est accru sur la période au Cameroun (de 136,8 à 465,2 milliards), en République Centrafricaine (de 134,2 à 166,6 milliards), au Congo (de 595,4 à 617,8 milliards), au Gabon (de 592,3 à 804,9 milliards) et au Tchad (de 519,6 à 525,8 milliards).
En revanche, la position nette débitrice de la Guinée Équatoriale vis-à-vis du système monétaire s’est repliée de 3,6 % pour revenir de 338,4 milliards à 326,4 milliards sur la période.
Alexandre Le-grand





























