Au second trimestre 2018, les interventions d’injections de fonds de la Banque central dans els économies des pays de la sous-région ont connu un recul.
Cette situation est due à la stratégie de réduction progressive des montants mis en adjudication lors de l’opération principale afin d’encourager le développement du marché interbancaire.
Cette tendance est liée également au remboursement intégral des avances au taux de pénalité et, dans une moindre mesure, à la diminution de l’encours des crédits sur le guichet spécial de refinancement. Ces évolutions ont été partiellement contrebalancées par une forte augmentation de la facilité de prêt marginal.
Au 31 janvier 2019, l’encours moyen des concours de la Banque centrale, accordés à travers l’opération principale d’injection de liquidités s’est situé à 238,7 milliards de FCFA contre 283,2 milliards de FCFA au moment du lancement du nouveau cadre de conduite de la politique monétaire en juin 2018.
Par pays, la situation des encours moyens mensuels des concours relatifs à l’opération principale au 31 janvier 2019 par rapport aux premières opérations se présente comme suit : Cameroun, 28,6 milliards contre 26,5 milliards en juin 2018, avec un pic de 47,8 milliards en novembre 2018 ; Centrafrique, aucune opération contre 43 millions en juin 2018 ; Congo, 20,4 milliards contre 51,4 milliards en juin 2018, avec un volume maximum de 54,7 milliards en juillet 2018 ; Gabon, 23,6 milliards contre 19,7 milliards en juin 2018 ; Guinée Équatoriale, 19,3 milliards contre 147,6 milliards en juin 2018, moyenne la plus élevée enregistrée au cours de la période sous-revue ; Tchad, 146,6 milliards, pic de la période, contre 38 milliards en juin 2018.
Alexandre Le-grand





























