A Gabon, la lutte contre la Covid – 19 est quel que peu sortie des plateformes hospitalières et autres accessoires sanitaires. Depuis quelques jours, elle a fait son lit sur le font juridique. Avec comme principaux protagonistes, le gouvernement conduit par le Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda et le Copil citoyen, conduit par Geoffroy Foumboula Libeka Makosso et Jean Valentin Leyama.
Au-delà du débat juridique et ses subtilités en cours dans le pays, suite à ce bras de fer qui oppose officiellement le gouvernement à la société civile, soutenue par les syndicats et une opposition sournoise, une certaine confusion s’est installée au sein de l’opinion nationale.
Cette situation est devenue plus trouble, depuis que le gouvernement a décidé de passer outre la décision de la Cour constitutionnelle qui a invalidé l’arrêté 0559 /PM, pour introduire dans la foulée celui revêtu du numéro 685/PM de décembre avec pratiquement le même contenu à l’origine de la levée de boucliers des anti-vaccinations.
Si l’information est fondée, c’est hier mardi que la société civile est remontée au créneau pour déposer à nouveau un recours, un de plus, devant la même Cour constitutionnelle pour contester le nouvel arrêté gouvernemental.
Retour donc à la case départ et bienvenue les dégâts dans cette triangulaire politique et sociale qui ne dit pas son nom, mais qui prend des proportions désolantes pour le pouvoir en place.
Si pour les juristes, le débat est plus qu’intéressant parce que très instructif, et chacun trouvant là l’occasion d’étaler ses connaissances, dans l’opinion, au sein de laquelle les décisions de la gardienne des lois sont jusqu’au 24 décembre dernier, incontestables, la perception est autre et la confusion au sommet de l’exécutif dans toutes les conversations.
Le gouvernement vient de braver ouvertement la Cour constitutionnelle. Une institution présentée par les opposants et les détracteurs du régime comme un bouclier, ou un levier juridique au service du pouvoir, surtout au terme de chaque consultation électorale et de préférence la présidentielle.
Pendant ce temps, l’opposition se délecte de ce spectacle ahurissant qu’offrent les institutions en place, principalement la Cour constitutionnelle qui entend à tout prix, rester maîtresse et surtout, de cette passe d’armes dans laquelle, viennent de la fourrer le gouvernement et la société civile
Ce mardi 28 décembre 2021, la gardienne des lois s’est une fois de plus montrée inflexible. Saisie par le Copil citoyen, elle a tout simplement suspendu le nouvel arrêté du gouvernement.



















