A la faveur d’une conférence de presse organisée ce 11 avril 2019, à Libreville, BGFI Bank, par le biais de son conseil, Me Raymond Sima Obame, est revenu sur les contours de la ‘’mystérieuse disparition’’ du milliard et demi de FCFA, du compte de Me Alfred Bongo.
Dans son argumentaire, Me Raymond Sima Obame a vertement fustigé l’attitude de son collègue, l’accusant de mauvaise foi et qu’il était en réalité victime de ses propres turpitudes.
Selon le Conseil de BGFI Bank, « il ressort de façon tout à fait claire, que les sommes recherchées avaient été dépensées par le cabinet Alfred Bongo lui-même ». Livrant sa version des faits, Me Raymond Sima Obame a indiqué que « le compte bancaire de l’étude de Me Alfred Bongo domicilié à BGFI Bank avait été crédité d’une somme de 1,500 milliard de FCFA le 13 mars 2015 par une entreprise mauricienne dénommée, ‘’La Tropicale Holding S.A’’. Cela, dans le cadre d’un appel d’offre initié par le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS), pour la création d’une société découlant d’un Partenariat public-privé (PPP) ».
Et d’ajouter : « Pour la constitution de cette société, le FGIS a été invité à libérer uniquement 40% du montant initial, soit 600 millions de FCFA. Le reste du montant transitant dans le compte de l’étude était appelé à être resitué, conformément au code OHADA ».
Par ailleurs, « Par une correspondance en date du 20 mars 2015, soit tout juste un mois et une semaine après son dépôt dans le compte du Notaire, le FGIS sollicitait de ce dernier le retour de l’excédent qui s’élève à un montant de 900 000 000 de FCFA, afin de le virer sur le compte du Fonds souverain de la République gabonaise domicilié à la BEAC. Contre toute attente, cette opération de restitution de sommes n’a pas eu lieu, faute de provision suffisante dans le compte de Me Alfred Bongo », a expliqué Me Raymond Sima Obame, brandissant au passage des éléments de preuve.
Il a en outre soutenu que les mouvements du compte de l’étude, ont été effectués par « chèques facilement et objectivement vérifiables », et que « c’est la clarté des conclusions de ces investigations amiables qui a conduit Me Alfred Bongo, à décliner la responsabilité de la banque et de battre en retraite », a-t-il indiqué.
Quant à la somme réclamée et qui n’a jamais été restituée, le Conseil de BGFIBank s’est voulu plus édifiant. « Me Alfred Bongo avait sollicité le 23 juillet 2015 à la BGFI Bank, la mise en place une ligne de découvert de 1 milliard de FCFA pour rembourser le dû. Mais la banque qu’il incrimine a catégoriquement refusé pour manque de confiance.», a-t-il indiqué.
Et de poursuivre, « C’est ce refus qui l’a contraint par pure malice, à se lancer dans des procédures judiciaires contre la BGFI Bank S.A afin de faire croire au véritable propriétaire des sommes litigieuses qu’il avait un conflit sérieux entre la banque et lui alors qu’en réalité, il était parfaitement édifié sur les mouvement bancaires qu’ils a ordonnés », a assuré Me Raymond Sima Obame».
Dans le cadre de cette bataille judiciaire qui dure depuis bientôt quatre ans, « BGFI Bank a toujours daigné répondre favorablement aux procédures judiciaires engagées par l’étude de notaire, mais s’est dit particulièrement outré que ce dernier ait choisi de déporter cette affaire sur le terrain médiatique. », a déploré Me Raymond Sima Obame
Par rapport à ces agissement le conseil de l’établissement bancaire a menacé de mettre sur la place publique d’autres éléments à charges, si Me Alfred Bongo ne se ressaisissait pas. Raison pour laquelle, « elle l’encourage à poursuivre les procédures judiciaires entamées, pour mettre définitivement fin à ce feuilleton qui ne l’honore, ni la banque, ni son étude également ».
La Rédaction






























