Dans son analyse des risques pays et prévisions pour l’année 2019, la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (COFACE) table sur des prévisions d’une croissance gabonaise qui devrait progressivement continuer à se relever de la crise précipitée par la chute des prix du pétrole.
La stabilisation de la production pétrolière, combinée à l’orientation plus favorable des cours de l’or noir, devrait, notamment, soutenir l’activité. De plus, les travaux de révision du Code des hydrocarbures pourraient permettre d’accélérer les flux d’investissements privés.
Ces derniers et l’achèvement de certains projets devraient également entretenir la dynamique des secteurs ciblés par le ‘’Plan stratégique Gabon émergent’’ qui vise à réduire la dépendance au pétrole (environ 30 % du PIB en 2017).
Les industries minières (manganèse particulièrement) et forestières devraient poursuivre leurs développements et contribuer à la croissance des exportations. En outre, l’agro-industrie, avec les filières des engrais et de l’huile de palme, devrait également être la cible de l’investissement.
La demande de l’agro-industrie et le démarrage du programme agricole en PPP, intitulé GRAINE, qui prévoit de nouvelles plantations de palmiers à huile et le développement de cultures vivrières, devraient notamment soutenir le secteur primaire.
En revanche, alors que les efforts d’ajustements budgétaires se poursuivent, le secteur de la construction, largement dépendant de l’investissement public, devrait continuer à connaître des difficultés. De même, les contraintes budgétaires devraient peser sur la consommation publique, mais aussi sur la consommation privée, compte tenu du rôle important de l’État comme employeur. En conséquence, la croissance des services devrait rester entravée.
Alexandre Le-grand






























