Dans son rapport sur les perspectives de l’Afrique centrale 2019, publié ce 03 avril 2019, la Banque africaine de développement (BAD), a fait une analyse de la dette des pays de la sous-région.
Dans son analyse, la BAD indique que la dette extérieure de cette partie du continent a représenté 27 % du PIB en 2018. Pris par pays, elle s’est élevée à 67 % du PIB au Congo et demeure par conséquent une préoccupation majeure. En effet, elle a grimpé de 32 % du PIB en 2013 à 87 % en 2016, en partie à cause des dépenses publiques élevées consacrées à la décentralisation politique.
Au Gabon, elle est passée de 15 % du PIB en 2011 à 25 % en 2015 et 41 % en 2017, mais elle est retombée à 37 % en 2018. Pour les autres pays, les ratios de la dette extérieure ont généralement fluctué entre 20 % et 30 %, sauf en Guinée équatoriale, où ils se situent à 10 %.
En clair, la dette publique totale (dettes extérieure et intérieure combinées) de la région est contrastée. Un assainissement ainsi qu’une restructuration restent nécessaire pour rétablir la viabilité à moyen terme.
En 2017, le Congo a été considéré comme surendetté dans l’analyse de soutenabilité de la dette de 2017 du Fonds monétaire international (FMI). Divers projets phares réalisés au cours de la dernière décennie ont permis d’accroître ces taux d’endettement.
Le Cameroun, le Congo, la Guinée équatoriale et le Gabon ont quant à eux, entrepris d’importants projets de dépenses publiques pour rénover et moderniser leurs infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires.






























