Les échanges entre les deux parties ont essentiellement porté sur la revue des dépenses publiques sur l’éducation et la santé au Congo, en vue de renforcer le cadre du dialogue et l’appui au renforcement du capital humain en République du Congo.
A l’occasion, Ludovic Ngatsé a édifié ses hôtes sur l’état d’avancement de la revue des dépenses publiques en éducation et en santé, ainsi que les perspectives du ministère pour les secteurs de la santé et de l’éducation.
Lesquelles perspectives, a-t-il souligné, convergent avec les recommandations de la revue qui met en évidence, le manque de ressources humaines suffisantes et compétentes, la nécessité d’améliorer les outils d’exécution budgétaire, le besoin d’une meilleure décentralisation des ressources pour la santé et l’éducation et la nécessité de « protéger » les ressources pour les services et soins primaires, en réduisant les inégalités, ainsi qu’un meilleur contrôle et une plus grande transparence dans lesdits secteurs.
Les deux parties ont par ailleurs envisagé de poursuivre leurs discussions techniques en prenant en compte, les problématiques pertinentes soulevées dans le secteur de la protection sociale. Cela, grâce aux différentes discussions techniques qui pourront être organisées entre les équipes de la Banque mondiale, le ministère Délégué au Budget, ainsi que les ministères en charge de la Santé et de l’Education.
Se félicitant de l’opportunité de recevoir cette mission, le ministre délégué Ludovic Ngatsé, a saisi cette occasion pour exprimer toute son admiration avant de remercier, par la même occasion, la délégation de la Banque mondiale pour la qualité des échanges et la collaboration future entre ses collaborateurs, sur les conclusions et recommandations auxquelles les deux parties sont parvenues.
Au sortir de cette séance de travail, la délégation de la Banque mondiale est revenue sur l’objet cet entretien avec le membre du gouvernement congolais. « Nous sommes venus voir le ministre Délégué au Budget pour parler des activités que nous finançons en ce moment, particulièrement, la revue des dépenses publiques dans les secteurs sociaux, et pour lesquelles nous avons des résultats préliminaires. Nous avons partagé ces résultats avec le ministre et nous avons vu dans quelle mesure, nous pourrions en discuter de façon plus large avec son équipe », a-t-elle indiqué.
Dans cette logique, la Coordonnatrice des programmes a renchéri en mettant l’accent sur la nécessité pour le gouvernement et la Banque mondiale, à engager un véritable dialogue en vue de développer le capital humain autour de ces deux secteurs.
« Dans le cadre du dialogue et de l’accompagnement du gouvernement congolais par la BM sur le capital humain (qui comprend la santé, l’éducation, la formation professionnelle, la nutrition et la protection sociale), nous avons évalué le niveau, la qualité et l’exécution des dépenses dans ces secteurs sociaux. Ce qui nous permettra d’apprécier les résultats de notre prestation de services dans ces secteurs. Nous avons eu une discussion très franche et constructive pour voir comment nous pourrions améliorer la qualité de dépenses dans les jours qui viennent. Nous considérons que le financement du secteur humain est aussi important que les mesures publiques dans le capital humain, » a déclaré Carine Clert.
Il convient de souligner ici que cette revue des dépenses du développement humain a permis également d’anticiper sur les dispositions à prendre en ce qui concerne la conception de la carte sanitaire au Congo.
Il s’agit entre autres de l’amélioration de la gouvernance des finances publiques dans les secteurs d’activité, en lien avec le développement du capital humain, ainsi que la mise en place du projet « Kobikisa » en matière d’assurance maladie universelle. et la gratuité effective de certains soins et actes médicaux (paludisme, VIH, césarienne).
La rencontre s’est clôturée avec une série des recommandations. Notamment, la tenue d’une réunion technique impliquant les ministères en charge de la santé, du budget, des finances, les parlementaires, les partenaires techniques et financiers du secteur de la santé, le FMI, et autre intervenants clés, qui pourront éventuellement s’atteler à présenter les résultats de leurs différents travaux réalisés sur les questions de santé et d’éducation.



















