Les deux organismes de régulation se mettent ensemble conformément à la décision des chefs d’Etat de la CEMAC lors de leur sommet, le 31 octobre 2017 à Ndjamena au Tchad.
Depuis le 1er mars 2019, la capitale économique du Cameroun (Douala) est devenue le seul pôle de concentration des activités boursières de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cémac).
Le compromis trouvé en octobre 2017, à N’Djamena (Tchad), à l’issue du sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Cémac vient donc de se matérialiser. Il met ainsi fin à une certaine concurrence que se livraient la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (BVMAC)et la Douala stock exchange.
Dans le cadre de la poursuite de ce processus de fusion, la capitale gabonaise (Libreville) va quant à elle, abriter le siège de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf).
En séjour à Brazzaville dans le cadre d’une tournée explicative et sensibilisatrice sous-régionale, le président de la Cosumaf, Nagoum Yamassoum a décliné la nouvelle configuration de la Cosumaf. « Notre priorité est de faire connaître le marché financier et ses opportunités. Pour cela, nous sommes à la disposition des États et acteurs économiques pour les accompagner dans leurs opérations de levée de fonds », a -t-il lancé, le 6 mars dernier à Brazzaville, au sortir d’une entrevue avec le ministre des Finances et du Budget, Calixte Nganongo.
Cette tournée sous-régionale du patron de la Cosumaf a pour but d’expliquer aux différentes autorités monétaires, le bien-fondé du processus de fusion des bourses, y compris la manière dont les marchés financiers ont assuré la transition vers un régulateur unique.
Il a dans ce cadre exhorté les opérateurs économiques à s’arrimer à la mouvance du marché des capitaux. « Le marché financier peut être une source extrêmement importante de levée de fonds pour les entreprises. Nous encourageons aussi les Etats membres de la Cémac à venir directement sur le marché financier pour souscrire, par exemple, aux emprunts obligataires, afin de financer leurs activités de développement.», a-t-il indiqué.
Alexandre Le-grand






























