C’est le thème d’une conférence d’envergure internationale qui se tient du 19 au 20 mars prochain, à Casablanca au Maroc.
Cette première rencontre sur le Sukuk en terre africaine, est organisée par Finéopolis Institute, avec le soutien de plusieurs acteurs régionaux et internationaux de premier rang. Elle a pour objectif de promouvoir le développement de ce marché des capitaux islamiques et de le positionner en tant que levier majeur de croissance économique dans le continent.
Les organisateurs de cette rencontre justifient sa tenue par le fait que l’Afrique connait une résilience économique sans précédent, avec une croissance de 3,6% en 2017 qui devrait s’accélérer à 4,3% en 2018 et 2019. Cependant, le continent fait face à̀ de nombreux défis économiques, politiques et sociaux.
Pour conduire ces transformations structurelles, il est primordial de répondre aux besoins d’investissements dans les infrastructures ainsi qu’aux besoins de financements des différents agents économiques.
La finance islamique, dite aussi participative, s’annonce comme une nouvelle alternative viable, en mesure d’attirer à la fois des investisseurs venant de différentes régions du monde, mais aussi stimuler la mobilisation des ressources financières locales. De
Traitant des problématiques clés des marchés des capitaux islamiques, de ses dynamiques, des besoins ainsi que des attentes des investisseurs, ce prestigieux événement se propose comme une opportunité́ unique en son genre pour capturer le potentiel du continent africain.
En outre, ce rendez-vous de Casablanca, soutiennent les organisateurs, offre de nouvelles perspectives à l’ensemble des acteurs et s’annonce d’ores et déjà̀ comme le carrefour incontournable des Sukuk. Nombreux pays africains ont d’ores et déjà̀ entamé les réformes nécessaires pour intégrer la finance islamique dans leur corpus réglementaire, laissant ainsi présager une croissance certaine.
Au cours des dernières années, le Maroc, l’Afrique de l’Ouest, l’Algérie, le Kenya, le Nigeria, la Tunisie et l’Afrique du Sud ont mis en place un cadre réglementaire, fiscal et juridique permettant aux opérateurs de la finance islamique d’offrir leurs produits et services à des publics plus larges et aux entreprises. La Côte d’Ivoire, le Togo, le Sénégal, le Mali, le Nigeria, le Maroc et de nombreux autres pays ont également ouvert leur dette publique à l’investissement souverain en Sukuk.
Alexandre Le-grand





























