Le Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale a mis à profit, la célébration de la Journée internationale de lutte contre la Pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INDNR), ce 05 juin 2021, pour engager une action pédagogique à l’Ecole nationale des eaux et forêts.
A la faveur de cet évènement, étudiants du département pêche, aquaculture et écosystèmes aquatiques de l’Ecole nationale des eaux et forêts du Gabon ont été édifié sur les conséquences de la Pêche illicite, non déclarée et non réglementée par le Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale. C’était à l’occasion d’une journée de sensibilisation à l’endroit des étudiants du département pêche, aquaculture et écosystèmes aquatiques de l’Ecole nationale des eaux et forêts du Gabon.
Célébrée cette année sur le thème : « La pêche durable nous concerne tous », la journée internationale de lutte contre la Pêche INDNR constitue une occasion importante pour mettre en lumière les efforts entrepris à l’échelle mondiale, régionale et nationale visant à lutter contre la pêche INDNR, mais également d’attirer l’attention sur les menaces que représentent ces activités pour l’utilisation durable des ressources halieutiques.
A l’occasion, les étudiants et leur encadreur ont été édifiés par les experts de la FAO sur les causes et conséquences de la Pêche INDNR, mais également sur les solutions pour lutter contre cette mauvaise pratique qui met en péril la durabilité des stocks de poisson et le bien-être des écosystèmes marins.
Après la phase de sensibilisation, les étudiants ont pris part à une session d’initiation théorique et pratique sur le développement de l’aquaponie, à travers le système pilote d’élevage de poisson érigé au jardin de démonstration de la FAO.
Une initiative saluée à sa juste valeur par Géovane Ayamar Nziengui Djiembi, chef de département pêche, aquaculture et écosystèmes aquatiques à l’ENEF. Au nom des étudiants, il s’est dit honoré et satisfait d’avoir été convié par la FAO pour prendre part à cette journée de sensibilisation sur la lutte contre la pêche INDNR. « En tant qu’étudiants et enseignant dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture, cette journée de sensibilisation sur la Pêche illicite et d’initiation à l’aquaponie avec les experts de la FAO nous a permis d’être davantage édifiés sur certaines connaissances indispensables dans l’exercice de nos différentes activités au quotidien », a-t-il confié.
Pour sa part, le représentant par intérim du Coordonnateur Sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale, Lionel Kinadjian est revenu sur l’impact de la pêche INDNR et le travail de la FAO en réponse à ce fléau.
Avant d’indiquer que : «La pêche INDNR serait responsable des pertes de 11 à 26 millions de tonnes de poisson pour une valeur marchande de 10 à 23 millions de dollars américains. Pour lutter contre cette exploitation illicite des ressources halieutiques, la FAO a élaboré plusieurs instruments, entre autres: le code de conduite pour une pêche responsable (1995) et l’accord sur les mesures de l’Etat du port (2009). Cet accord a un caractère contraignant où les Etats membres ont plusieurs obligations de refus d’accès au port des navires suspectés de pêche INDNR, l’échange d’informations entre les Etats Parties à cet Accord et les missions de suivi, contrôle et surveillance des pêches dans leurs juridictions nationales ».
Au niveau sous-régional, la FAO appuie les gouvernements et autres acteurs du secteur dans la promotion d’une gestion durable de leur patrimoine halieutique à travers la mise en œuvre de plusieurs programmes et projets. Il s’agit notamment des appuis en faveur de : la gestion durable des pêches au Gabon, en République Démocratique du Congo (RDC) et en Guinée Equatoriale, la transition vers l’économie bleue à São Tomé e Principe, et la promotion du développement durable de l’aquaculture commerciale au Gabon, au Cameroun, au Tchad, en République centrafricaine, en RDC et avec la Commission Régionale des Pêches pour l’Afrique centrale (COREP).



















