En 2020, la pandémie de la Covid – 19 a eu un considérable sur le plan macroéconomique dans la zone CEMAC. Elle a eu pour corolaire, la baisse de la croissance à -2,3 %, contre un taux de 2,0 % un an plus tôt.
Dans ce contexte, au deuxième semestre 2020, le volume de nouveaux concours accordés par les établissements de crédit s’est chiffré à 3 820,7 milliards (contre 3 256,6 milliards au deuxième semestre 2019), dont 3 202,2 milliards de crédits décaissables et 618,4 milliards d’engagements par signature. L’essentiel de l’offre de crédit demeure le fait des banques commerciales (98,72 % de l’encours total).
Au cours de la période sous-revue, le flux moyen mensuel du crédit se situe globalement à 530 milliards avec un pic observé au mois de décembre 2020 (730 milliards). La répartition des crédits par terme se présente comme suit : 63,91 % pour le court terme, 20,04 % pour le moyen terme et 16,04 %, pour le long terme.
Quant à la maturité moyenne, elle est de 12 mois pour les crédits à court terme, 43 mois pour les crédits à moyen terme et 90 mois pour les crédits à long terme. Les grandes entreprises demeurent les principaux bénéficiaires de ces crédits, en captant 51,01 % des financements accordés, suivies des particuliers (15,67%), des PME (14,17 %), des autres personnes morales1 (13,11 %) et enfin des administrations publiques centrales (6,05 %).
Par pays, le Cameroun capte 45,78 % du volume total de crédits mis en place, suivi du Gabon (20,86 %) et du Congo (19,91 %). Le Tchad, la Guinée Equatoriale et la République Centrafricaine complètent la liste avec respectivement 7,5 % ; 4,29 % et 1,67 %.
S’agissant des coûts des crédits octroyés, le Gabon, la République Centrafricaine et le Tchad ont affiché les Taux Effectifs Globaux (TEG) moyens les plus élevés sur les crédits à court terme, avec respectivement 12,95 %, 12,14 % et 11,60 %.
Quant aux crédits à moyen terme, le Gabon affiche le TEG le plus élevé, suivi de la RCA et de la Guinée Equatoriale (avec respectivement 14,35 % ; 13,97 % et 12,22 %). Pour les concours à long terme, la RCA et le Cameroun affichent les taux les plus élevés (13,17% et 10,77 %).



















