La 16e édition de la Conférence économique africaine (AEC) 2021 se tiendra du 2 au 4 décembre 2021, à Cabo Verde, dans un format hybride (présentiel et distanciel).
Elle sera co-organisée par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la Banque africaine de développement (BAD) et la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Cette année, la conférence portera sur le thème : « Le financement du développement dans l’Afrique post-Covid-19 ».
Compte tenu de l’incidence multidimensionnelle de la pandémie de Covid-19 sur le développement de l’Afrique, ce thème rapprochera diverses parties prenantes, notamment des décideurs politiques, le secteur privé et des chercheurs, dans le but d’étudier la question de la diversification durable des sources de financement du développement du continent.
Les différents cadres africains de financement seront examinés afin de trouver des solutions innovantes, loin des sentiers battus, qui permettront à l’Afrique d’éviter, au sortir de la crise de Covid-19, l’anéantissement réel de plus d’une décennie d’efforts consacrés au renforcement de son économie et de son capital humain.
Par ailleurs, ce thème reflète la conviction profonde des organisateurs de la conférence, selon laquelle il importe d’explorer la dimension financière du développement dans sa globalité en ce qu’elle est fondamentale pour aborder tous les autres aspects socioéconomiques de la pandémie de Covid-19. Trois sous-thèmes feront l’objet d’une attention particulière. Il s’agit notamment de :
La mobilisation des ressources nationales publiques et privées à l’ère de la révolution numérique
Pour ce sous-thème, les participants plancheront sur le régime fiscal en Afrique sous ses différents aspects (assiette fiscale, ressources budgétaires, efficacité, gestion des ressources naturelles, secteur de l’économie parallèle, numérisation, Zone de libre-échange continentale africaine) ; le secteur financier national (régulation, efficacité, outils financiers innovants, marché des capitaux, partenariats entre le secteur privé et le secteur public) ; la politique monétaire et la mobilisation des revenus issus des ressources naturelles.
La bonne exploitation du système financier international privé et public pour le développement de l’Afrique
L’ordre du jour sera axé sur le surendettement, l’architecture et des outils financiers internationaux (investissements directs étrangers, droits de tirage spéciaux, aide publique au développement, transferts de fonds, financement vert, risque souverain, etc.) et l’extension des marchés internationaux de capitaux au financement du développement de l’Afrique.
La voie vers une reprise résiliente et un développement durable par le biais d’un modèle de financement amélioré
Ce sous-thème sera consacré aux possibilités de mise en place d’un processus de développement plus résilient grâce à la protection sociale et à l’inclusion du secteur de l’économie parallèle dans le cadre du financement du développement de l’Afrique.
La Conférence économique africaine constitue désormais le principal forum de discussion des questions d’actualité en Afrique. Les objectifs concrets de la Conférence économique africaine sont de : promouvoir la gestion des connaissances en tant que moteur important du dialogue politique, d’une planification et d’une mise en œuvre efficaces des politiques ; favoriser un dialogue qui promeut l’échange d’idées entre les chercheurs, les professionnels du développement et les décideurs politiques et stimule une pensée innovante
La CEA vise également à encourager et améliorer la recherche sur les questions économiques et politiques liées au développement des économies africaines en privilégiant l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes ; de donner la possibilité aux jeunes chercheurs africains, aux Africains de la diaspora et aux organisations de partager leurs connaissances avec les décideurs politiques.
Elle sert enfin de plateforme pour les chercheurs, les décideurs politiques, et les opérateurs du secteur privé grâce à laquelle ils pourront se rencontrer et parvenir à un consensus sur l’intégration régionale et continentale comme vecteur d’accélération du développement inclusif et durable de l’Afrique.
Depuis sa création en 2006, chaque édition de la CEA a stimulé le dialogue et l’échange de connaissances sur un grand nombre de sujets et d’enjeux auxquels l’Afrique est confrontée. Pour rappel, l’édition 2020 de la Conférence économique africaine, s’est tenue virtuellement du 8 au 10 décembre 2020. Son thème portait sur : « L’Afrique après le Covid-19 : accélérer les progrès vers un développement durable inclusif ».



















