Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) conduite par, Abebe Aemro Selassie, directeur adjoint du département Afrique auprès de ladite institution a devisé ce 30 avril 2021, avec les ministres de l’Economie et de la Relance, Nicole Jeanine Lydie ROBOTY épse. Mbou, et du Budget, Sosthène Ossoungou Ndibangoye.
Selon les sources gouvernementales, cette rencontre a porté sur le financement du Plan d’accélération de la transformation (PAT). A l’occasion, les deux membres du gouvernement ont confirmé la volonté de bénéficier de l’appui de la communauté financière internationale dans la réalisation dudit PAT.
Pour une meilleure appréciation du dossier, des échanges techniques coordonnés par le ministère en charge de l’Economie auront lieu entre les experts du FMI, et ceux des administrations publiques et privée, au cours des deux prochaines semaines.
Selon le gouvernement gabonais, l’appui du FMI au Plan d’accélération de la transformation s’avère déterminant. Car, la mise en œuvre de cet outil élaboré sur instruction du président de la République gabonaise, Ali Bongo Ondimba constitue la réponse du gouvernement à la nécessité de relancer l’économie nationale. Cela dans le contexte de double crise sanitaire et économique liée à la pandémie de la Covid-19.
Une assistance financière consistante
Pour rappel, le soutien du FMI en faveur Gabon a été très remarquable ces derniers temps. En 2017, l’institution a paraphé un programme triennal (2017-2020), avec le pays pour un montant de de 464,4 millions de DTS (environ 642 millions de dollars, ou 215 % de la quote-part du pays au FMI au titre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC).
Le programme visait trois objectifs principaux. Le premier étant d’assurer la stabilité macroéconomique et à jeter les bases d’une croissance durable et équitable. Le deuxième consiste à contribuer à l’ancrage des politiques budgétaires prudentes et une balance des paiements viable et l’assainissement budgétaire. Tandis que le dernier vise à assurer la viabilité de la dette et à soutenir la stabilisation du pool régional de réserves internationales.
Dans le cadre de la lutte contre la Covid, le FMI a, une fois de plus répondu aux sollicitations du Gabon, avec deux décaissements au titre de l’Instrument de financement rapide (IFR). Le premier représentait une valeur de 108 millions de DTS (soit environ 147 millions de dollars). Tandis que le second s’élevait à 152,61 millions de dollars. Ces deux décaissements s’inscrivent dans le cadre de l’aide au pays, afin de pouvoir répondre aux besoins urgents de financement de sa balance des paiements qui découlent de la pandémie de COVID-19 et des chocs sur les termes de l’échange.
En outre, après l’achèvement du programme triennal dans le Cadre du mécanisme élargie signé en 2017, dont l’expiration remonte au mois de juin 2020, le Gabon est de nouveau entré en négociation avec l’institution de Bretton Woods pour la signature d’un nouveau programme. Cette disposition avait déjà été signifiée dans la lettre d’intention sur les politiques économiques et financières adressée par le gouvernement à Kristalina Georgieva, Directrice générale du Fonds, le 23 juillet 2020.
Pour le gouvernement, ce nouveau programme appuyé par le MEDC aidera le à rétablir la stabilité macroéconomique et à jeter les bases d’une croissance inclusive. Il vise également à consolider la soutenabilité de la dette au niveau national, et à contribuer à la stabilité extérieure de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), en s’appuyant sur les efforts collectifs des autres pays membres et des institutions régionales de la zone monétaire.



















